Alessio Cerci au Genoa pour se relancer

Par Guedid Mohamed publié le 24 Jan 2016

Cerci-Preziosi-Genoa

Une lente descente aux enfers

Après deux saisons de haut niveau et une Coupe du Monde, est arrivé en l’institution Madrilène de l’Atlético, le fameux salto di qualità qui allait, le pensait-on, continuer à faire grandir Cerci. Que nenni ! Une poignée de matchs plus tard, le Romain n’a pas réussi à se familiariser avec son nouvel environnement et les Colchoneros ont même préféré faire affaire avec le Milan pour l’échanger contre leur étoile déchue Fernando Torres. Après une année passé à Milanello, son bilan est alarmant. 33 apparitions pour 7 passes décisives et un but du dos contre Palermo. Et non, pas comme Ronaldinho donc pas très académique, vous imaginez bien. Outre ses stats, c’est surtout à cause de son jeu toujours plus prévisible que Cerci est devenu un des boucs émissaires de San Siro. Dur pour le joueur qu’il était mais impossible de contredire ses détracteurs tant il avait du mal ne serait-ce que pour avancer balle au pied. La goûte d’eau qui a fait déborder le vase est arrivée lors de la défaite contre Bologna il y a quelques semaines, alors qu’il avait le but de la victoire au bout de la passe, il avait égoïstement préféré contourner un Mirante qui était resté vigilent.

Grosse déception donc parce qu’il était arrivé en grandes pompes et le Milan l’avait vu trop beau alors qu’il sortait d’un échec. Ses entraîneurs Inzaghi et Mihajlović, quant à eux, ne l’auront que « trop » bien positionné sur son aile de prédilection alors qu’il a donné le meilleur de lui même en tant qu’attaquant de soutien. Prétexte ou pas, ce fut en tout cas une belle erreur de casting de la part du Milan.

Au Genoa pour se relancer

Après cette dégringolade, il s’agit maintenant de se relancer. Le Genoa qui l’avait tant sollicité ces derniers jours, s’est enfin vu octroyer le prêt du joueur par l’Atlético Madrid lorsque les mystérieux fonds qataris qui détiennent un pourcentage du contrat du joueur ont donné leur accord. Parfait point de chute dans un club où l’on vit sans trop de pression, avec le président Enrico Preziosi fier de le présenter à la presse et l’entraîneur Gasperini qui a hâte d’essayer son nouveau jouet. Moins de pression et plus de confiance chez le Genoa qui se remet à jouer au football. Adepte du 4-3-3, le Gasp l’alignera à priori allier droit, voire plus bas en tant que milieu latéral droit (il serait donc le pendant de Laxalt) en essayant de tirer profit de sa vitesse et de son endurance. Et ça serait bénéfique pour Alessio également lui qui doit quasiment réapprendre ses gammes.

À l’orée d’un virage important de sa carrière, Alessio est dans l’obligation de réussir pour ne pas glisser vers la pente descendante car à 28 ans et après avoir bien bourlingué (c’est déjà son 8ème club Italien) il serait temps de changer ses habitudes. Mais avant, cette parenthèse Ligure doit lui panser ses maux pour espérer incessamment sous peu retrouver un niveau convenable et ensuite commencer une carrière sédentaire.

Guedid Mohamed

Rédacteur Milan



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