Les notes de l’Italie face à la Macédoine

La Nazionale s’est imposée sur le fil dans son troisième match de qualification face à la Macédoine. Si le bilan comptable s’avère satisfaisant, de nombreux doutes persistent après cette première mi-temps contre l’Espagne puis ce début de seconde période catastrophique face à la modeste sélection macédonienne. Voici les notes des Azzurri qui ont pris part à la rencontre. Le barème est Italien.

Par Sebastien Sorrentino publié le 10 Oct 2016

Italie-Nazionale

Buffon 5.5 : Il n’a rien à se reprocher sur les buts de Nestorowski et d’Hasani, mais sa communication avec la défense laisse à désirer depuis plusieurs matchs. Des parades importantes et rassurantes néanmoins en seconde période au cœur de l’orage macédonien.

Barzagli 6 : Un match correct sans fioritures. Un peu plus à l’aise ce soir que ses camarades du secteur défensif.

Bonucci 5 : Plusieurs fois malmené par Nestorovski et parfois hésitant dans ses placements, on a connu Bonucci plus solide.

Romagnoli 4 : Des erreurs de concentration et des errements dangereux lorsqu’il s’agit de couvrir. Des pertes de balles sont également à son actif comme cette fois où il perd naïvement un ballon au cœur du jeu qu’aurait pu exploiter Alioski.

Candreva 7 : Des débordements sur son côté droit comme à son habitude. Des centres plus ou moins bien exploités par ses coéquipiers, comme d’habitude. Du Candreva pur souche, certes un peu moins précis qu’à l’accoutumé mais décisif au final puisqu’il permet à son équipe de revenir au score grâce à sa qualité de centre. 2 passes décisives pour lui.

Bernardeschi 4 : Était-ce vraiment le moment de tester le joueur florentin dans un rôle qu’il ne semble pas encore maîtriser ? Il a semblé perdu sur le terrain, ne sachant si son rôle était de défendre ou d’attaquer. Il perd un ballon crucial qui donne le deuxième but aux Macédoniens. Remplacé par Sansone.

Verratti 5 : Une énorme erreur de sa part entraînant l’égalisation. Une perte de balle que l’on peut qualifier d’insolite quand on connait l’habituelle justesse du joueur parisien. Il a paru isolé et peu à l’aise dans son rôle de regista. Du mieux dans les vingt dernières minutes où il a joué plus haut et a pu manœuvrer afin d’organiser le jeu.

Bonaventura 4.5 : Il n’a rien apporté et semble trop attentiste alors que son rôle en demande beaucoup plus. Remplacé par Parolo 

De Sciglio 5.5 : Prestation moyenne du milanais dont on attend toujours plus, aussi bien du point de vue défensif que dans l’apport offensif. Frustrant comme souvent.

Immobile 8 : Il est le sauveur de la soirée. Plusieurs fois dangereux au cours du match, le joueur de la Lazio a empoisonné la défense macédonienne et a été justement récompensé avec un doublé. Après son but synonyme de délivrance en fin de match face à Israël, Ciro Immobile récidive ce soir et s’impose peut-être comme la relève en attaque si l’on considère que Pellè a peut-être dit adieu à la Nazionale après son saut d’humeur à l’encontre du sélectionneur.

Belotti 6,5 : Une belle reprise sur corner pour l’ouverture du score et son premier but en équipe nationale. De l’activité et de l’envie, prometteur. Plus discret en deuxième mi-temps. Remplacé par Eder.


Sansone 6 : Il apporte de la vivacité et de la percussion à l’attaque afin de participer à la remontée du score.

Parolo 6 : Il stabilise le jeu et montre que sa présence est indispensable. Mérite un but, injustement refusé.

Eder non noté : On s’est dit qu’il allait faire une Italie-Suède, mais en fait … non.

Ventura 3,5 : Peu d’équilibre, peu de certitudes et quasiment aucune maîtrise démontrée par son équipe dans ce match comme lors des précédentes rencontres jouées depuis son arrivée à la tête de Nazionale. Il s’en sort d’un point de vue comptable grâce la combativité et la hargne de ses joueurs mais force est de constater qu’il s’est déjà trompé à plusieurs reprises, que ce soit en termes de composition d’équipe ou de schéma tactique. Son choix de placer Bernardeschi au milieu ce soir est une erreur, le joueur s’étant perdu au cœur du jeu. Il choisit de ne pas aligner de milieu récupérateur et regarde sans réagir l’égalisation puis le deuxième but macédonien. Après trois matchs de qualification, personne n’est conquis. Peut-être qu’un entraîneur aussi expérimenté que lui peut aussi apprendre de ses erreurs et faire mentir ses détracteurs. C’est ce qu’on lui souhaite. Rendez-vous le 12 novembre désormais pour affronter le Liechtenstein.

Sebastien Sorrentino



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