Zappacosta, retour au premier plan : les retrouvailles avec la Dea (1/2)

Par Ben Soffietti publié le 30 Nov 2021

Depuis cet été, Davide Zappacosta est définitivement rentré en Italie. Après une expérience en demi-teinte à Chelsea, suivie de deux prêts consécutifs en Serie A, le natif de Sora est de retour dans le club qui l’avait lancé en Serie A en 2014 : l’Atalanta. Et depuis le début de la saison, il faut dire que le défenseur qui se rapproche lentement des trente printemps répond aux attentes de Gian Piero Gasperini et comble parfaitement l’absence du précieux Hateboer, sur le carreau depuis le mois d’août. En deux papiers, Calciomio revient sur le retour gagnant de Zappacosta à la Dea.

De retour dans un club qu’il connaît bien

Lancé en professionnel à l’âge de 17 ans par le club de l’Isola Liri, Zappacosta rejoint l’Atalanta la majorité à peine obtenue. Il passe plusieurs mois avec la Primavera nerazzurra avant de débarquer à Avellino, en troisième division italienne. Après trois saisons, dont une en Serie B suite à une belle promotion en 2012-2013, l’arrière droit retourne dans les jupes de la Dea, qui n’est pas encore la séduisante équipe européenne qu’elle est en 2021. Et pour preuve, Zappacosta vit sur le plan collectif une saison particulièrement difficile pour sa première expérience en Serie A puisque l’Atalanta joue le maintien et finit à une triste 17ème place, malgré la présence dans l’effectif de Papu Gomez ou de German Denis. Sur le plan personnel, c’est plus positif puisque le polyvalent propriétaire du couloir droit, tantôt piston, tantôt terzino, est le sixième joueur de champ le plus utilisé par Colentuano puis Reja, qui se succèdent sur le banc bergamasque. Il s’offre même le luxe d’inscrire trois buts. Des débuts prometteurs qui n’échappent pas au Torino qui le fait signer après une seule saison dans l’élite. Le défenseur atterrit dans le Piémont en 2015, accompagné de son coéquipier Daniele Baselli, lui aussi issu de la génération 1992. Ce n’est donc pas dans un paysage totalement inconnu qu’il a posé ses valises en août dernier.

Recruté à la fin du mercato

À l’issue de la saison passée et grâce à une troisième place convaincante, l’Atalanta s’est qualifiée pour une troisième saison consécutive en Champions League. Elle le doit à un schéma de jeu huilé à la perfection dans lequel le rôle des pistons est primordial. Que ce soit pour fermer les couloirs en phase défensive ou pour apporter le soutien en attaque, par des centres ou en amenant le surnombre dans la surface adverse, Gasperini mise une partie de sa réussite sur les joueurs de couloirs : Hateboer à droite, Gosens à gauche. Propriétaire depuis quatre saisons du flanc droit, le Néerlandais avait déjà manqué une partie de la phase retour l’an passé pour une blessure à la malléole, l’empêchant de disputer notamment le huitième de finale de Champions League contre le Real Madrid. Remis sur pied juste avant l’Euro mais remplaçant en sélection au profit du néo-interiste Denzel Dumfries, Hateboer s’est à nouveau gravement blessé avant le début de la saison actuelle, obligeant une intervention chirurgicale.

Conséquence, à quelques jours de la fin du mercato, l’Atalanta a un besoin urgent d’un joueur de couloir supplémentaire pour son aile droite. Zappacosta, qui s’est bien relancé avec le Genoa la saison dernière après deux années compliquées à Chelsea et la Roma, apparaît comme une bonne solution. Pour neuf millions, la Dea rapatrie son ancien joueur en provenance de Londres. Un choix judicieux puisque quelques semaines après son arrivée, Gasperini perd aussi son piston gauche, Gosens. Le Danois Maehle décale à gauche, dans un couloir où il a brillé au cours de l’Euro et Zappacosta enfile le costume de titulaire.

Et après le premier tiers de la saison, Zappacosta a déjà débuté seize matchs des Nerazzurri, dont toutes les rencontres de Champions League, enchaînant des performances de qualité et apportant sa pierre à l’édifice sur le plan offensif avec déjà quatre passes décisives et une réalisation. De quoi mettre le doute dans la tête de Gasperini alors que Hateboer était de retour dans le groupe contre la Juventus, samedi dernier.

À lire aussi :

Épisode 1 – Les retrouvailles avec la Dea
Épisode 2 – A suivre

Ben Soffietti

Rédacteur



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