Vincenzo Montella en danger ?

Par Leonardo Baldocci publié le 29 Nov 2019

Un entraineur qui obtient le maintien de son équipe gagne par définition la confiance de son public. Pourtant, ce n’est pas le cas de Vincenzo Montella, qui a fait son grand retour à la Fiorentina le 10 avril dernier suite aux démissions de Stefano Pioli. En pleine crise, l’équipe aura souffert jusqu’au bout pour garder sa place en Serie A (5 défaites et 2 nuls). Aujourd’hui, la Fiorentina ne fait pas que des heureux et le premier à payer pourrait être l’entraineur.

Pas de retour aux sources

Pour l’instant, le moment le plus spectaculaire de cet acte II reste la rencontre entre Vincenzo Montella et Rocco Commisso. La bonne humeur générale du nouveau propriétaire a d’abord estompé le scepticisme qui entourait l’entraineur italien. Puis, dès les premières rencontres, les critiques ont à nouveau frappé le technicien. La défaite face au Genoa à l’extérieur et le nul contre l’Atalanta, alors que l’équipe menait 2-0 à la 83ème minute de jeu, ont mis le feu aux poudres chez les Toscans. Montella, réputé pour son jeu fluide et axé sur la possession, montre désormais une nouvelle face à ses supporters. Les hommes du Napolitain sont souvent retranchés dans leur moitié de terrain et peinent trouver la faille. La petite série de trois victoires consécutives aurait pu redonner de l’espoir aux Florentins, mais depuis Cagliari, les Toscans ne sont plus les mêmes.

La peur de se tromper ?

Le 5-2 encaissé en Sardaigne a été suivi du 1-0 signé Hellas Vérone. Un sacré coup dur qui n’a pas échappé aux tifosi, toujours pas convaincus par les performances de l’équipe. Ce sont notamment certains choix de l’entraîneur qui sont systématiquement remis en cause. Par exemple l’absence d’un avant-centre et l’utilisation de Kevin Prince Boateng comme faux numéro 9. Le Ghanéen a tout d’un joueur en fin de carrière : peu de duels, pas de vitesse ni de niaque. En revanche, le revers de la médaille porte l’effigie de Vlahovic. Le Serbe est prêt à tout pour aider les siens mais le peu d’expérience en pro ne joue pas à son avantage. Cela dit lors de la défaite de Cagliari, il a pu marquer ses premiers buts sous les couleurs de la Viola. Un doublé qui pourrait avoir fait mouche dans l’esprit de Montella.

Des cadres qui craquent

La dixième place occupée par la Viola ne plaît pas à tout le monde en Serie A. Federico Chiesa, contrarié par les résultats des siens, a été parfois un peu trop expressif sur le terrain. Les bras levés lorsqu’il n’est pas servi, la tête basse lorsque le ballon est perdu. Des petits signes qui soulignent un manque d’application de sa part et qui ne peuvent plaire ni à l’entraineur ni au reste de l’équipe. Franck Ribéry, la star du club, a aussi manifesté à sa façon sa colère. Au terme de la rencontre face à la Lazio, le joueur a poussé à plusieurs reprises un arbitre. Résultat : une suspension pendant 3 matchs. Pour rappel, l’équipe s’était inclinée un peu plus tard 1-2 à domicile. Paradoxalement, s’il est vrai que l’arrivée du Français a redonné du prestige au club, l’avenir de Chiesa semble se projeter vers la porte de sortie de son club formateur. Un rappel à l’ordre s’impose pour l’équipe et son entraineur afin de ne pas replonger dans les abîmes du classement.

Leonardo Baldocci



Lire aussi