Une descente inéluctable pour le Hellas ?

Par Matteo Pogliani publié le 29 Mar 2016
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Hellas

Mandorlini semblait avoir la recette parfaite les saisons précédentes : 10ème en 2014 à trois petites longueurs de l’Europa League, 13ème la saison passée, voilà de quoi être confiant pour cet exercice 2015/2016 qui voyait par ailleurs monter des petits poucets comme Carpi ou Frosinone à qui on prédisait une redescente directe. Et pourtant, les seuls à ne plus avoir (quasiment) leur mot à dire dans ce championnat, c’est bien le Hellas Verona. La défaite face à Carpi avant la trêve les a plongés au fond du trou.

Une chute difficilement explicable

Le maintien relève de l’ordre du miracle désormais. A huit journées de la fin, le Hellas compte 9 points de retard sur les premiers non relégables, le duo Carpi-Palermo. Pourtant, Mandorlini avait débuté la saison avec toutes les bonnes intentions des saisons précédentes : faire du beau jeu, sublimer ses attaquants, notamment son Luca Toni, et venir jouer les troubles-fêtes dans cet exercice. Au final, le beau jeu n’est pas au rendez-vous, l’équipe avance à reculons tant sur le terrain qu’au classement. Pire attaque du championnat avec l’Udinese, et deuxième pire défense juste derrière Frosinone, la fin justifie surement les moyens. La première victoire étant arrivée en février, difficile de s’en sortir. Mandorlini n’y arrivait plus, ou du moins c’est ce que les dirigeants du club ont voulu croire. Les changements de tactiques, 4-3-3 qui 3-5-2 puis 4-5-1, soulignaient bien les difficultés du coach du moment à inverser la tendance, à donner un nouvel élan pour que l’équipe se remette sur le droit chemin. Et c’est peut-être aussi ces changements continus qui bouleversaient l’équilibre de cette équipe, équilibre qui faisait sa force les années précédentes. Au mois de décembre, Del Neri a remplacé Mandorlini. Si les choses se sont un peu améliorées, cela est loin d’être suffisant pour se sauver. Le coach frioulan a remis au gout du jour son habituel 4-4-2 avec peu de succès au final, même si l’équipe a su ramener deux victoires pleines d’espoir. Et pourtant, les dirigeants avaient fait le travail lors du mercato estival en gardant dans l’effectif les défenseurs Sala et Moras fortement convoités, Halfredsson au milieu de terrain (jusqu’en janvier) et les attaquants Toni, Ionita, Juanito, ou encore Jankovic. Tout cela sans compter sur l’arrivée de Pazzini l’été dernier et de Marrone en hiver.

Toni-Pazzini, un rêve qui n’est pas devenu réalité

Comme on le soulignait précédemment, le mercato du club n’a pas été mauvais, et surtout, tout le monde se languissait de voir le duo Toni-Pazzini à la baguette. Le premier, fort de ces deux saisons précédentes à plus de vingt réalisations, attendait cette saison (peut-être la dernière) pour prouver à tout le monde que des attaquants comme lui ne couraient plus les rues. Le second faisait de sa volonté de rachat sa principale source de motivation. Tous deux avaient, silencieusement et dans un coin de leur tête, un rêve commun, de l’autre côté des Alpes, celui de disputer l’Euro. Et pourtant, le rêve n’a jamais atteint le stade de réalité. Si dans un premier temps Mandorlini ne les voyait pas évoluer ensemble dans son schéma tactique, la blessure rapide de Toni n’a pas permis de les voir à l’œuvre ensemble sur la première partie de saison. Del Neri, lui, tente tant bien que mal de les aligner à la pointe de l’attaque, espérant un sursaut  d’orgueil des deux anciens. Mais la communication est restée muette. Ils ne se trouvent ni se comprennent sur le terrain, comme si leurs caractéristiques personnelles ne pouvaient se marier les unes avec les autres. Mandorlini avait peut-être finalement vu juste. Cinq réalisations chacun, ce n’est pas suffisant. Il reste certes encore huit rencontres pour inverser la tendance, dépasser la barre des dix réalisations et tenter de sauver miraculeusement le Hellas. Mais à l’heure actuelle, cela parait impossible, même pour ces deux renards des surfaces.




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Matteo Pogliani

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