Une AS Roma estampillée Champions League ?

Par Luca Dangréaux publié le 18 Déc 2018

Le tirage au sort des huitièmes de finale de Champions League a été réalisé : l’AS Roma jouera face au FC Porto. Incapable de concurrencer la Juventus dans les hauteurs de la Serie A, incapable cette saison de se mêler à la course au podium, la compétition européenne sera la principale source d’excitation pour la communauté giallorossa. Et comment ne pas repenser au mémorable parcours continental de la saison dernière ?

Les similitudes du tirage

Comme la saison dernière, les joueurs d’Eusebio di Francesco ne débuteront pas leur phase à élimination directe en affrontant un cador européen. Drôle de similitude puisqu’au même stade de la compétition la saison dernière, ils avaient hérité du Shakhtar Donetsk. Porto est meilleur mais vu l’allure qu’avaient les autres adversaires potentiels, ils s’en sortent bien. Pas très prestigieux mais pas facile non plus puisque rappelons que c’est la règle du but inscrit à l’extérieur comptant double en cas d’égalité qui avait envoyé les Romains face au FC Barcelone. Contrairement à l’année dernière, les Romains n’auront pas le privilège de recevoir au retour. La Roma cette saison est irrégulière et se cherche constamment et le propre des équipes ainsi intermittentes, c’est qu’elles élèvent leur niveau de jeu quand c’est nécessaire. C’était déjà le cas la saison dernière quand les copains d’Edin Dzeko avaient mis une volée à Chelsea et avaient inscrit trois buts à Stamford Bridge avant de réaliser l’exploit de renverser le FC Barcelone.

Montrer du caractère

En ce sens, la C1 est peut-être la compétition qui correspond le mieux à cette Roma : des affiches prestigieuses et simplement 180 minutes à être meilleur que d’adversaire. Après la performance historique en quart de finale retour et ce but de la tête de Manolas, Eusebio di Francesco retenait le caractère de son groupe : « Plus que l’aspect tactique, ce qui a compté, c’est la mentalité, notre agressivité. Ce que nous avons réalisé ce soir, c’est la juste récompense du magnifique travail accompli en Europe cette saison », disait-il après le match. Une donnée qu’il va falloir réhabiliter dès la deuxième semaine de février et le retour de la Champions League. Le talent ne manque pas à cet effectif mais surtout, il ne suffit pas. En quoi la Roma a changé, depuis son élimination par le FC Liverpool en demi-finale de la précédente édition ? Elle a perdu Alisson et l’a remplacé par Olsen, moins performant. Elle a perdu Radja Nainggolan et Kevin Strootman pour Bryan Cristante et Steven Nzonzi et elle a rajeuni ses ailiers. Autrement dit : elle est moins consistante. Mais le groupe a gardé suffisamment de cadres (Di Francesco, Manolas, Florenzi, Fazio, De Rossi, Dzeko) pour emmener les jeunes romains vers une nouvelle aventure. Les chocs domestiques contre le Napoli, l’Inter ou la Lazio ont également fait ressortir une vraie personnalité de ce groupe. La première période du Roma-Real a prouvé elle que la Roma était capable de rivaliser avec un grand club européen. Reste à savoir si elle peut le faire sur un match entier, sur une double-confrontation. Sur une demi-finale à nouveau ?

Luca Dangréaux



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