Touche pas à mon Caceres

Par Nicolas Portais publié le 03 Fév 2016

caceres

« Le temps a passé, passé, passé, beaucoup de choses ont changé »… Arf, en fait non finalement. Voilà ainsi quatre ans qu’El Pelado a fait son retour à Turin, et quelque part, son statut au sein du groupe bianconero n’a pour ainsi dire pas évolué. À quelques longueurs de l’expiration de son contrat (on y reviendra), force est de constater que Martin le chevelu demeure le quatrième larron en défense. Alternative de choix, pour peu que l’on se remémore quelques unes de ses prestations haut de gamme (et pas la peine d’aller racler les fonds de tiroir pour en dénicher), mais alternative quand même. Si vous avez raté le début de saison (sacrilège), vous n’avez hélas pas raté grand chose le concernant : un petit tour rapide sur un célèbre moteur de recherche mettra surtout l’accent sur son accident de la circulation en septembre. Accident qui a fait dire aux dirigeants turinois que décidément, l’alcool et les grosses voitures ne faisaient pas bon ménage avec leurs joueurs sud-américains.

À part ça ? Des blessures, toujours des blessures… Et une côte quelque peu dévaluée pour celui qui lors de la première partie de saison dernière s’installait peu à peu dans les chaussons d’un Andrea Barzagli lui aussi en délicatesse avec son physique. Quand bien même il eut été difficile d’aller se tailler la part du lion en charnière centrale, en délogeant un Bonucci ou un Chiellini dans le 4-3-1-2 d’Allegri, la tendance était favorable pour alterner entre des piges dans l’axe et un poste de vice-Lichtsteiner sur le flanc droit, garantissant un temps de jeu à la hausse. Mais comme tout va si vite et que « toujours en mouvement est l’avenir » (dixit Maître Yoda), le vent a tourné : retour au 3-5-2 pour la Juve, et surtout retour aux affaires remarqué de Barzagli. Bref, tout à refaire pour Caceres.

Bloqué par la Juve lors du mercato

On aurait pu croire le staff de Max Allegri résigné à son sujet, entre tôle froissée et inconstance physique, mais contre toute attente, la Vieille Dame semble toujours croire en son potentiel : en témoignent ses deux récentes titularisations (contre l’Inter en Coupe et le Chievo en championnat), mais surtout le refus du club de le céder alors que le mercato hivernal qui vient juste de s’achever apparaissait comme la dernière opportunité d’extorquer quelques deniers pour un joueur qui sera, en l’état actuel, libre cet été. D’ailleurs, les supposés prétendants ne manquaient manifestement pas, puisqu’ont été évoqués les noms de Rome, de Milan ou encore de Liverpool comme terres d’accueil potentielles. Mais non : on pourrait même, avec un peu d’optimisme, imaginer une prolongation de son contrat. Cette marque d’estime est d’ailleurs un moyen assez judicieux de tirer le meilleur de l’Uruguayen qui, malgré la trentaine approchant et un palmarès en club tout à fait enviable, n’est encore jamais parvenu à s’imposer dans une grosse écurie. Ça ne sera pas pour cette fois, et pas dit que ça soit pour l’an prochain. En attendant, la Juve peut compter sur son supersub en défense, au moins jusqu’à la fin de cette saison.

Nicolas Portais

Rédacteur Juventus



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