TOP5 : Ils sont passés par l’Inter et Cagliari

Par Sébastien Madau publié le 02 Sep 2019

Jusqu’à la saison dernière Nicolò Barella et Radja Naingollan s’affrontaient lors des Cagliari-Inter. Le Sarde sous les couleurs de Cagliari, le Belge sous celles de l’Inter. Hier, à la Sardegna Arena, ils se sont livrés encore bataille. Avec un changement de taille : Barella est à l’Inter et Nainggolan à Cagliari. Deux nouveaux exemples de joueurs passés de l’île au continent, ou vice-versa. Notre TOP5.

1er : Roberto Boninsegna (1943)

Deux amours, l’Inter et Cagliari. Avec un faible pour son club formateur milanais. S’il a grandi à l’Inter, c’est à Cagliari que Roberto Boninsegna s’épanouit. Helenio Herrera le placardise. Il s’envole pour la Sardaigne où une équipe fraîchement arrivée en Serie A fait sansation. « Bonimba » est un artisan majeur de la belle histoire de Cagliari jusqu’en 1969. C’est l’année où l’Inter fait amende honorable et le rappelle dans son giron. Il ratera donc le Scudetto avec les Sardes mais en gagnera à la pelle à l’Inter et la Juventus. Celui qui fut l’un des plus grands bomber du calcio était dans la Nazionale du Mondial 1970 en inscrivant un but en demi-finale et en finale.

Digest : Inter (197 matchs, 113 buts) ; Cagliari (83 matchs, 23 buts) ; International (22 sélections, 9 buts).

2e : Gianfranco Matteoli (1959)

Ce n’est pas en Sardaigne mais à Como que le milieu de terrain sarde fera ses débuts en pro. Sa progression le mène en 1986 à l’Inter. Il en devient une pièce maîtresse, conquiert le Scudetto et atteint la Nazionale. En 1990, à plus de 30 ans, il revient au pays comme cadre à ce Cagliari qui vient de remonter en Serie A. Les 4 saisons en Sardaigne seront tout sauf une pré-retraite. Le joueur et le club y vivent de belles années: 6e en 1993 et épopée européenne en Coupe de l’UEFA en 1994 qui verra Cagliari n’être battu qu’en demi-finale par… l’Inter. Après sa carrière, Gianfranco Matteoli sera plusieurs années dirigeant de Cagliari.

Digest : Inter (116 matchs, 5 buts) ; Cagliari (130 matchs, 5 buts) ; International (6 sélections).

3e : Angelo Domenghini (1941)

Classe, discrétion… et palmarès long comme le bras. Voilà résumé Angelo Domenghini. L’attaquant a vécu le meilleur de l’Inter et de Cagliari en une décennie. Il remporte à Milan 2 Scudetti en 1965 et 1966, 1 Coupe des Champions en 1965 et 2 Coupes intercontinentales en 1964. Lorsqu’il va à Cagliari en 1969, il tape tout de suite dans le mille avec Gigi Riva. C’est le Scudetto en 1970. Une année riche en événements puisqu’il sera de l’aventure de la Squadra Azzurra au Mexique, battue finale par le Brésil. Deux ans avant, il avait remporté l’Euro 68.

Digest : Inter (134 matchs, 50 buts) ; Cagliari (99 matchs, 18 buts) ; International (33 sélections, 7 buts).

4e : Gianluca Festa (1969)

Un homme discret que ce Gianluca Festa. Le défenseur central formé à Cagliari vit d’abord une belle histoire. Sous la houlette de Claudio Ranieri, il ramène son club de coeur de Serie C à Serie A entre 1988 et 1990. Il restera encore trois saisons, le temps de qualifier les Sardes pour la Coupe UEFA. Il file alors à l’Inter. Celui du milieu des années 1990 qui a du mal à enchaîner après le Scudetto du Trap. Il n’ajoute aucune ligne à son palmarès mais demeure un élément de confiance chez les Nerazzurri. Arrêt Bosman oblige, il s’engouffre dans la première vague d’Italiens partant à l’étranger. Direction: Middlesbrough. Avant de raccrocher les crampons pro, il fera une pige à Cagliari lors de la saison 2003-2004 pour aider, aux côtés de Gianfranco Zola, son Cagliari à remonter en Serie A.

Digest : Inter (66 matchs, 3 buts) ; Cagliari (182 matchs, 2 buts).

5e : Sergio Gori (1946)

Comme Roberto Boninsegna et Angelo Domenghini, Sergio Gori fait partie de la jeune générations d’Interistes des années 1960. Mais c’est l’époque du Grande Inter où il n’est pas simple de s’imposer. Domenghini et lui font alors partie du deal qui consiste à rapatrier Boninsegna de Cagliari (boudé par les Nerazzurri) vers l’Inter. Domenghini et Gori acceptent d’aller en Sardaigne. Sergio Gori s’impose dans l’équipe qui gagnera le Scudetto en marquant une dizaine de buts par saison. Juste assez pour s’envoler pour le Mexique à l’été 70 et jouer le Mondial.

Digest : Inter (24 matchs, 3 buts) ; Cagliari (166 matchs, 33 buts) ; International (3 sélections).

Sébastien Madau



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