Top 5 : Les moments forts de Cesare Maldini

Par Guedid Mohamed publié le 04 Avr 2016
Cesare Maldini aux côtés de son entraîneur Nereo Rocco, 1963

Cesare Maldini aux côtés de son entraîneur Nereo Rocco, 1963

5ème : Una vita da capitano*

24 mai 1953, les preuves archéologiques sont enfouies dans le néant du net mais pas besoin d’être très futé pour se dire que c’est la dernière journée de championnat ainsi que les débuts en Serie A d’un tout jeune Cesare Maldini avec le club de sa ville, la Triestina. L’année suivante ? Cesarone est titulaire et capitaine de l’équipe. Comme durant ses 5 dernières années au Milan (12 au total). Pareil en Nazionale, malgré son arrivée sur le tard, il est capitaine de la Nation durant les 6 dernières de ses 14 sélections. Pas mal.

4ème : Sélectionneur mythique

Cesare était un sélectionneur avisé qui avait un œil sur la globalité du football italien jusque durant ses vieux jours où il jouait les consultants à Al Jazeera. Le secteur jeune de la Nazionale a donc bien fait de lui confier la tâche de s’occuper du vivier national alors abondant, à un moment où l’Italie était une référence en matière de formation. Ainsi pendant une décennie, entre 1986 et 1996, il est le sélectionneur des Under 21 et remporte 3 championnats d’Europe Espoirs consécutifs (1992-1994-1996) avec des joueurs comme Albertini, Panucci, Vieri, Inzaghi, Totti, Cannavaro, Nesta, Buffon… Cerise sur le gâteau, il est lauréat de la Panchina d’oro du meilleur entraîneur du football italien en 1996.

3ème : Des titres à la pelle

À son époque, alors qu’on jouait encore sur des prés gris, Maldini collectionnait déjà les titres et les honneurs. Latéral de formation, il devint rapidement le libéro élégant qui a fait sa renommée mondiale. C’est simple, il était tout simplement l’un des meilleurs joueurs de la planète entre la fin des années 50 et le milieu des années 60 comme le prouve sa présence dans le onze type de la coupe du monde 1962 et celle dans l’équipe de l’année 1963. Son palmarès avec le Milan AC parle pour lui avec 4 scudetti (en 1955, 1957, 1959 et 1962), une Coppa Latina (compétition très prisée à l’époque) en finale contre l’Athletic Bilbao en 1956 et surtout une coupe des clubs champions en 1963.

2ème : 1963, la première épopée italienne

Justement, parlons-en de cette coupe des clubs champions, l’ancêtre de la Champions League on le rappelle. Après avoir échoué en finale après prolongations (en ayant mené deux fois au score) contre le Real Madrid d’Alfredo Di Stefano et Raymond Kopa en 1958, Maldini prend sa revanche sur le destin en s’imposant le 22 mai 1963 contre le Benfica d’Eusébio sur le score de 2-1 (doublé d’Altafini) à Wembley. Une soirée historique. C’est en effet la première fois qu’un club italien soulève la coupe des clubs champions et Cesare devient le premier capitaine italien à brandir le fameux trophée aux grandes oreilles (quoique pas si grandes à l’époque).

1er : 26 juin 1968, la naissance de Paolo

En ce jour béni, Cesare ne savait pas qu’il venait de s’auto-couronner roi de sa propre dynastie. La naissance de Paolo, c’est un peu l’héritage du capitano histoire de rendre au football ce qu’il lui a donné. Avec le sentiment du devoir accompli, le père s’en va couler une retraite heureuse entre deux occupations, tandis que le fils porte fièrement le nom de la caste Maldini et le drapeau du Milan par la même occasion avec la réussite qu’on connait. Pour ça et pour tout le reste, on ne remerciera jamais assez ce grand homme qu’était Cesare Maldini. Repose en paix, champion.

*Une vie de capitaine

Guedid Mohamed

Rédacteur Milan



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