Top 5 : Les plus beaux maillots de la Fiorentina

Par Rafaele Graziano publié le 13 Juil 2020

La Fiorentina fait partie du patrimoine historique du calcio. La belle Florence a tant apporté à l’Italie, plus récemment, notamment, sa passion pour le football, mais aussi des maillots mythiques de par leur originalité, leur innovation et leur couleur légendaire : le violet. Une couleur unique à l’origine purement florentine puisqu’on dit qu’elle fut créée (et à jamais associée) à Florence au XIVème siècle – toute une histoire donc ! Tour d’horizon des 5 plus beaux maillots de ce fameux « viola ».

5ème : L’ère Batistuta (1995/96 : 2ème maillot)

Les années 90 ont marqué l’histoire de la Viola tant pour sa consécration que pour sa qualité de jeu notamment redevable à un certain prodige argentin. En effet, avec il Re leone, la Fiorentina se construit une réputation internationale et avec l’arrivée du géant américain Reebok en 1995 l’idée de merchandising est de représenter davantage la fleur de lys, symbole du club, notamment sur le maillot extérieur en associant un ornement sur chaque épaule. Un dosage parfait entre kitsch et agressivité qui rend cet ensemble blanc-violet unique et tout simplement parmi les plus iconiques du club.

Ce sera avec ce même maillot que le bomber argentin offrira la Coppa Italia et la Supercoppa à sa tant aimée Viola, premiers trophées rapportés à Florence après plus d’une vingtaine d’années. Tout un symbole pour les tifosi fiorentini.

4ème : Le dernier Scudetto (1968/69)

Peu nombreux seront ceux qui reconnaîtront ce maillot, pourtant, il est représentatif d’une Fiorentina florissante et au dynamisme incomparable. Une ligne sobre mais efficace, à l’image du succès florentin. Pour les générations actuelles, il est tombé aux oubliettes, mais pour un collectionneur, ce maillot vaut plus que de l’or : avec ses couleurs traditionnelles, le logo du club cousu au niveau du coeur comme pour rappeler la ferveur immense de l’Artemio Franchi, la tunique florentine – endossée par le fantasque brésilien Amarildo, encensé par l’hyperactif Pesaola – restera à jamais dans l’histoire du calcio comme celle du dernier trophée majeur remporté par le club.

3ème : L’ère Antognoni (1974/75 : 2ème maillot)

De 1972 à 1987, Giancarlo Antognoni mènera sa Fiorentina d’une main de maître. Milieu de terrain mais avec un sens accru du but, il totalisera 72 réalisations en 429 rencontres avec la Viola dont il est l’actuel joueur le plus capé. Un symbole italien, champion du monde en 1982, qui offrira à Florence toute l’expérience et la grinta d’un milieu de terrain de l’époque, au point même de les emmener en finale de Coppa Italia le 28 juin 1975 devant le Milan AC, rencontre soldée par une victoire viola 3-2. Cette année là, le capitaine de la Viola aura l’occasion d’endosser l’un des plus beaux maillots de l’époque, d’une classe évidente et intemporelle, débordant de sobriété et dont la discrète fleur de lys florentine orne la poitrine, une bouffée d’oxygène dans les seventies mais toujours aussi plaisant.

2ème : La der de Batigol (1999/00)

Cette équipe là est tout simplement effrayante, avec un Toldo en mode muraille de Chine dans les cages, l’insatiable Batistuta aux avants-postes et l’intraitable Rui Costa sillonnant la ligne médiane, la Fiorentina se taille un format scudetto. Malheureusement, celui-ci n’arrivera jamais, malgré une dernière victoire en Coupe d’Italie l’année suivante. C’est la dernière saison de Batigol avant son départ vers l’AS Roma, sa consécration ne fut jamais totale puisqu’il ne parviendra pas à remporter la Serie A, mais son passage à Florence restera à jamais gravé dans la mémoire des tifosi, tout comme ce maillot 1999/00 proposé par la mythique maison italienne Fila, aux allures très contemporaines et entièrement associé à cette génération de joueurs passés si proches d’un exploit inespéré, d’une génération dorée, un souvenir indélébile pour tous les amoureux du calcio.

1er :  La commémoration (2017/18)

La Fiorentina est en perpétuelle quête de renouvellement, le mercato n’étant pas sans l’affaiblir – avec les départs de Bernardeschi, Borja Valero, Kalinic et Vecino, le club toscan mise tout sur le jeune Simeone. Pourtant, du point de vue des affaires, le moulin tourne toujours : les sponsors augmentent et les campagnes marketing vont de plus belle, cette saison surtout avec la collaboration de Le Coq Sportif, le projet étant de sensibiliser les tifosi aux traditions culturelles de la ville de Florence, en proposant 4 maillots extérieurs aux couleurs des 4 quartiers historiques de la ville. Un choix populaire et payant au vu de l’élégance et l’efficacité de ces magnifiques tenues blanches, rouges, bleues et vertes en plus du traditionnel « viola ».

Pour les tifosi, c’est aussi le souvenir de leur capitaine Davide Astori, décédé le 4 mai 2018 à l’âge de 31 ans, parti ajouter un peu de ce violet unique au paradis des footballeurs.

Rafaele Graziano



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