Top 5 : Les équipes qui ont le plus surpris cette saison

Par Rafaele Graziano publié le 03 Avr 2020

Alors que le football fait actuellement plus dans la politique que dans le sport, il est intéressant, pour tous les mordus de Calcio, de revenir sur les faits marquants (dans le sens positif du terme) qui ont fait de cette saison 2019/20 une saison extraordinaire. Ce classement retrace les équipes de Serie A qui ont le plus étonné – de par leurs performances ou leurs états de forme – de l’autre côté des Alpes, et les gros morceaux ne sont pas forcément à l’honneur :

5ème : Parma

À ce jour, elle fait partie des 10 meilleures équipes italiennes (9ème place). Un classement plus que positif pour une équipe aux intentions modestes et lorsque l’on connaît son parcours (faillite, rachat, investissements malheureux), c’est d’autant plus remarquable. Les hommes de D’Aversa se sont même construits une petite réputation tant leur ténacité les rend difficilement prenables et surtout capables de faire déjouer les meilleurs : l’AS Roma (2-0) et le Napoli (1-2) s’en souviennent encore. Une équipe certes irrégulière mais jeune, courageuse et déterminée, à l’image de son retour en force dans le championnat majeur.

4ème : Cagliari

Ce fut un départ tonitruant pour Cagliari, qui s’est révélée comme l’équipe la plus en forme du championnat pendant la première partie de saison : du 15/09 au 08/12 sur un total de 15 rencontres, le club n’a essuyé aucune défaite !  Si bien que dans l’antre du Casteddu, mêmes les cadors ne faisaient pas les fiers. Si la reprise du championnat fut le théâtre d’une décadence et d’une déception totales, il n’a néanmoins pas été moins surprenant qu’une moitié de saison durant, les coéquipiers de Nainggolan en ont fait trembler plus d’un !

3ème : Hellas

C’est la véritable surprise de Serie A cette année. Personne ne les attendait à un tel niveau. Inutile de le nier, la beauté de cette saison italienne réside dans la naissance de petits groupes solides et fortement identitaires, aussi difficiles à jouer dans leurs stades que déroutants à l’extérieur. L’Hellas en est un exemple. Une défense de fer – avec notamment un Kumbulla en feu – une mentalité gagnante et une efficacité redoutable, et voilà que plusieurs références se cassent les dents sur les joueurs de Vérone, comme le Milan AC ou la Lazio, tenus en échec à domicile, ou plus récemment, la Juventus, qui a même perdu son scalp au Bentegodi… Bref, promus, et déjà la rage de vaincre, c’est beau.

2ème : Lazio

C’est l’équipe qui a le plus fait parler d’elle en compétition nationale. Son identité et sa force mentale en ont fait un réel prétendant au titre, si bien qu’on la voyait même favorite. Certes, on connaît ses capacités depuis plusieurs années maintenant (on oublie peut-être sa 8ème place finale l’an passé), on connaît son jeu, ses joueurs, son identité, son irrégularité européenne etc., pourtant, cette saison, les Laziali sont sur un vrai nuage. Ils foncent à toute allure, leurs contres sont aussi fulgurants qu’efficaces, tous les secteurs de jeu sont mis à l’honneur et ce n’est pas une surprise que de voir des Biancocelesti dans les meilleurs classements italiens : avec un Immobile en format européen, un Luis Alberto des grands soirs (tous les soirs) et un Acerbi solide comme un roc, personne ne semble pouvoir leur résister. L’envergure que les hommes d’Inzaghi prennent est telle qu’ils se forgent une réputation de tueurs de dragons (Inter et Juventus in primis), un carton qui faisait de cette saison le théâtre d’une course au Scudetto aussi palpitante qu’inattendue !

1ère : Atalanta

Malgré quelques performances en deçà de ses résultats précédents, la Dea est toujours bien présente. Cramponnée à sa 4ème place, elle déjoue les pronostics et semble prendre goût au succès… et à l’Europe – où d’ailleurs personne ne résiste à son histoire : un effectif et une institution modestes, une humilité presque insolente, mais une qualité de jeu à en faire sourire plus d’un. C’est simple, les amoureux du football ne peuvent qu’aimer l’Atalanta. Si jouer sur plusieurs fronts peut se révéler délicat, les Bergamasques, eux, se contentent de vivre leur football, en prenant autant leur pied sur le terrain que l’on en prend en les regardant. Mais s’ils figurent au sommet de ce classement, c’est que cette joie dépasse les simples frontières italiennes, leur succès européen fut comme un séisme dans le monde du ballon rond, d’abord une qualification en phases finales de Champions League, puis le passage (avec la manière) en quarts… C’est LA belle histoire du Calcio cette saison et l’on ne peut qu’espérer en vivre de nouvelles !

Rafaele Graziano



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