TOP 5 : Les « Derby di Sicilia » entre Palermo et Catania

Par Antoine Martin publié le 11 Nov 2020

Le Derby di Sicilia faisait son comeback, en Série C, après 7 ans sans confrontation en match officiel. Alors que le Palermo – Catania de Serie C a accouché hier d’un match nul (1-1), c’était l’occasion pour nous de revenir sur les plus belles passes d’armes entre les frères ennemis de Sicile. Des matchs historiques, qui ont fait vibrer les supporters insulaires des deux camps depuis le premier derby en 1935.

5ème : Catania 1-0 Palermo (25 Décembre 1935, Coppa Italia)

Il primo derby se déroule dans une ambiance exceptionnelle, un jour de Noël à l’est de la Sicile. Un vrai cadeau pour les supporters locaux, qui voient leur équipe s’imposer 1-0 face aux rivaux de l’ouest dans un stade bondé malgré les retrouvailles familiales et la foi profonde des tifosi insulaires. Le club palermitain ayant plus d’une trentaine d’années d’existence, l’exploit est énorme pour Catane et son buteur Erasmo Franzoni, à jamais le premier buteur du derby. Match d’autant plus historique que le stade fût le théâtre d’une seule victoire rossoazzuri, puisque celui ci fût fermé juste avant la guerre en 1937, à la fin de la construction de l’enceinte populaire du Stadio Cibali.

4ème : Palermo 5-3 Catania (20 Septembre 2006, Serie A)

Un match historique ! C’est tout simplement le premier Derby di Sicilia en Serie A depuis 1962, et les deux équipes avaient bien dans l’idée de marquer les esprits. On comprend très vite que la partie se jouera à couteaux tirés, Giovanni Tedesco répondant au catanais Corona, 30 secondes à peine après l’ouverture du score de ce dernier. Puis c’est Mascara, qui répondait à Simplicio pour égaliser à 2 buts partout. Palerme allait finalement prendre le large devant son public en seconde période, par trois joueurs aujourd’hui inscrits comme des légendes du club : Eugénio Corini (sp), Andrea Barzagli, et Amauri, rien que ça…

3ème : Palermo 5-0 Catania (4 Avril 2004, Serie B)

L’année de la montée, Palerme fort d’une victoire 0-2 à l’aller, se présente face à son rival avec une confiance totale et un objectif largement avoué de retrouver la Serie A. L’air Zamparini est en plein boom, et Luca Toni place un doublé en guise de premières promesses d’une carrière magnifique. Les frères Filippini marquent chacun un but, pour ouvrir et pour clôturer le score. La fête est pleine pour la plus grosse affluence de la saison : 33000 spectateurs dans un match de Serie B au Stadio Renzo Barbera, clairement le début d’une période faste qui finira par emmener les rosanero en Coupe d’Europe quelques années plus tard.

2ème : Palermo 0-4 Catania (1er Mars 2009, Serie A)

Coup de tonnerre au Renzo Barbera en ce bel après-midi de printemps, le match est tellement invraisemblable que Zamparini déclarera que « les dieux ont maudits Palerme ». Les Cavani, Miccoli, Kjaer, Balzaretti et consort vont couler et de quelle manière face à une équipe de Catane en pleine réussite. Ledesma marque d’entrée et Mark Bresciano prend un carton rouge dans la foulée, si bien que Takumi Morimoto en profite pour marquer le 0-2 en première période. Mais c’est surtout cette volée de 45mètres signée Giuseppe Mascara qui restera à jamais dans les annales. Paolucci corsera l’addition alors que Cavani voit son ciseau repoussé par le torse du gardien, Succi manque l’immanquable, puis la tête de Miccoli rebondit sur un joueur dos au but sur la ligne. La guigne certes, mais surtout l’humiliation suprême !

1er : Javier Pastore 3-1 Catania (14 Novembre 2010, Serie A)

Il est là, le seul joueur de tous les temps ayant marqué un triplé dans un Derby di Sicilia : Javier Pastore. Une saison magnifique pour les rosanero, qui termineront à la 7ème place du championnat, et qui perdront en finale de Coppa Italia contre l’ogre interiste de l’époque. Acculés par la domination de leurs adversaires malgré des noms ronflants tels que Miccoli, Ilicic, Munoz ou Pastore, les palermitains ouvrent le score par El Flaco juste avant la pause. Le génie argentin sort toute sa panoplie, un but de la tête, un du droit et un du gauche pour terminer devant une audience en folie. Ah qu’est-ce qu’on a hâte de le revoir au plus niveau, notre Derby di Sicilia d’amore…

Antoine Martin

Rédacteur



Lire aussi