Top 5 : Les coachs italiens à Chelsea

Par Anthony Maiorano publié le 20 Juil 2018

5ème : Gianluca Vialli

Après avoir tout raflé en Italie et en Europe avec les tricots de la Sampdoria et de la Juventus, l’un des attaquants transalpins les plus performants des dernières décennies profite des répercussions de l’arrêt Bosman pour rallier Londres et le club de Chelsea en 1996. Là-bas, il complètera son palmarès de joueur d’une coupe des coupes, une Supercoupe de l’UEFA, une coupe d’Angleterre ainsi qu’une coupe de la Ligue anglaise. En février 1998, le natif de Crémone accepte un rôle d’entraîneur-joueur en remplacement du démissionnaire Ruud Gullit avant d’annoncer son retrait de la compétition à la fin de la même saison pour officier uniquement en tant que technicien. A la barre des Blues, il garnit l’armoire à trophée des Londoniens d’une coupe d’Angleterre et d’une Charity Shield (Supercoupe nationale). Même si son épopée en tant que chef des troupes ne durera que deux exercices, Vialli aura marqué les esprits britanniques à l’aide de son charisme naturel.

4ème : Claudio Ranieri

Un éternel second, un perdant magnifique. Jusqu’à son étourdissant sacre avec Leicester en 2016, toutes les expressions dévalorisantes étaient de rigueur pour caractériser la carrière d’entraîneur de Sa Majesté Ranieri. Débarqué en 2000 dans l’ouest de Londres après une funeste parenthèse à l’Atlético de Madrid, le Romain pure souche ne soulèvera qu’une misérable Charity Shield en quatre ans. Son principal fait d’arme aura été une demi-finale de Champions League ainsi qu’un deuxième rang en championnat en 2004 lors de son ultime cuvée. En effet, après 199 rencontres officielles dirigées (107 victoires), il ne sera pas conservé par le nouveau propriétaire Roman Abramovitch et laissera sa place à un dénommé José Mourinho. Pas dévasté pour autant, il rebondira quelques mois plus tard du côté de Valence où il remportera d’emblée une Supercoupe de l’UEFA. Et toc !

3ème : Roberto Di Matteo

Né en Italie mais révisant ses gammes de footballeur chez le voisin helvétique, Di Matteo aura connu une ascension fulgurante au milieu des années 90 en passant d’Aarau à la Lazio pour ensuite rejoindre Chelsea en 1996, une équipe pour laquelle il vouera un attachement particulier. Devant raccroché les crampons de manière anticipée à cause d’accumulation de pépins physiques, il substitue assez aisément son maillot remplie de sueur au détriment du costume trois pièces de manager. Après avoir pris de la bouteille en ligues inférieures et avoir essuyé un refus de Birmingham, il se retrouve à nouveau chez l’ami blue en juin 2011 à épauler Villas-Boas. La suite est connue de tous, le surprenant Di Matteo relèvera le Portugais et engrangera deux titres en l’espace de trois mois, dont la première et jusqu’à présent unique Champions League de l’histoire du club. Licencié comme un malpropre six mois plus tard, son exploit européen restera à jamais ancré dans les mémoires collectives.

2ème : Carlo Ancelotti

Un personnage que l’on ne présente plus. Une mentalité de gagnant et des méthodes de travail minutieuses et efficaces qui traversent les générations sans s’essouffler et s’exporte sans quelconque tracas. Dès sa prise de fonction en 2009, il mettra sa patience et son intelligence tactique à profit pour s’adapter rapidement au football rugueux et athlétique proposé par ses adversaires. Pouvant s’appuyer sur une colonne vertébrale joignant qualité et expérience (Terry, Lampard, Essien, Ballack, Drogba, Anelka), il ajoutera un championnat et une coupe nationale à son envieuse collection. Il se payera également le scalp d’établir un nouveau record du nombre de buts effectués sur une saison de Premier League (103 réalisations), record qui a depuis été battu par le City de Guardiola. Remercié en juin 2011 après une deuxième place et un parcours non conforme aux attentes en Champions League, il ira se consoler en Ligue 1.

1er : Antonio Conte

Adulé par les supporters pour sa personnalité attachante et sa grinta effrénée au bord des pelouses, l’ancien sélectionneur de la Nazionale ne se sera pas contenté de devenir Roi D’Angleterre à la première tentative. Il aura en outre révolutionné son effectif en misant sur une défense à 3. Exploitant au mieux les caractéristiques de ses protégés (Marcos Alonso et Moses ailiers dans le milieu à 4 ou à 5 notamment), il marchera littéralement sur la concurrence. Inévitablement nommé manager de l’année en 2017, une deuxième saison en dent de scie conjuguée aux rapports conflictuels avec son président auront raison de lui. De quoi finir sur un coup de blues.

 

Anthony Maiorano

Rédacteur



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