Top 5 : l’AS Roma face aux clubs anglais

Par Anthony Maiorano publié le 02 Mai 2018

5ème : Liverpool-AS Roma (0-1), 22 février 2001

En huitièmes de finale de la Coupe de l’UEFA, la Louve en bonne santé en championnat doit en découvre avec un Liverpool dirigé par le Français Houllier et possédant en Heskey et Owen ses armes les mieux affûtées. Après avoir disposé avec facilité d’Hambourg le tour d’avant, la troupe de Capello aborde cette confrontation avec détermination. Battu à l’aller 2-0 sur leurs terres, les Italiens sont appelés à une performance de haut vol dans l’antre d’Anfield Road. Suite à un pénalty galvaudé par Owen, Tommasi et consorts sentent que le coup est possible, d’autant plus que l’Uruguayen Guigou ouvre le score et calme la ferveur du public local. Le deuxième réalisation n’arrivera hélas jamais, malgré une décision plus que contestée de l’arbitre qui accorde un pénalty aux visiteurs avant de finalement se rétracter. Frustrant.

4ème : AS Roma-Manchester Utd (2-1), 4 avril 2007

23 ans après, la Roma retrouve les joies d’un quart de finale de la compétition reine du circuit. En huitièmes, l’Olympique Lyonnais était tombé sous les balles et les passements de jambes du virtuose Mancini. Une leçon tactique et de solidarité offerte au stade de Gerland qui propulse les pensionnaires de Trigoria au prochain palier. Dans un Olimpico en ébullition et visiblement reconnaissant à l’équipe d’enfin lui offrir des soirées d’envergure continentale, Taddei enflamme les débats avant le coup de climatisation extrême et l’égalisation de l’inévitable Rooney. Entrée en jeu quatre minutes auparavant, le joker Vucinic délivre tout un stade en permettant aux siens de remporter ce premier acte. Avant le cataclysme du match retour dont l’issue est devenue historique.

3ème : Chelsea-AS Roma (3-3), 18 octobre 2017

Intégrés dans un groupe plutôt relevé et après avoir comptabilisé quatre unités en deux sorties, les hommes de Di Francesco vont rendre visite à Chelsea dans une opposition à première vue déséquilibrée. Gerson et Gonalons sont les acteurs inattendus côté visiteur tandis que Conte s’appuie sur la doublette Hazard-Morata aux avants-postes. Les Italiens sont étonnamment maîtres du cuir mais terriblement fébriles défensivement et ce sont les Londoniens qui prennent deux longueurs d’avance contre le cours du jeu. Avant que Kolarov et Dzeko – en bons guides expérimentés – ne retournent la situation avec notamment une divine reprise de volée du Bosnien. Insuffisant toutefois pour braquer la forteresse anglaise, avec le trublion Hazard qui sauvera les meubles. Néanmoins, la partition toute en caractère et courage proposée par les Romains aura impressionné les observateurs.

2ème : Manchester City-AS Roma (1-1), 30 septembre 2014

Après trois exercices de disette, le club de la Ville Eternelle retrouve les joutes prestigieuses de la Champions League. Les retrouvailles se passent tout en douceur avec un cinglant 5-1 transmis au CSKA Moscou. Deux semaines après, les Italiens se déplacent chez le champion d’Angleterre en titre et sont cueillis à froid par l’ouverture du score d’Aguero des suites d’un pénalty naïvement concédé. Qui d’autre que Francesco Totti – d’une subtile et désormais brevetée balle piquée – pour rétablir la parité et s’adjuger par la même occasion le statut de plus vieux joueur à marquer dans un match de Champions League en dépassant Ryan Giggs (record qu’il améliorera dans le froid de Moscou fin novembre en marquant à 38 ans et 59 jours). Les disciples de Rudi Garcia pousseront jusqu’à la fin pour remporter la totalité de l’enjeu mais se contenteront finalement de la parité.

1er : AS Roma-Chelsea (3-0), 31 octobre 2017

Deux semaines après la partie débridée qui s’était soldée par un festival de buts et d’approximations, les deux escouades se retrouvent à Rome. Déjà buteur en championnat quelques jours auparavant, El Shaarawy lance les hostilités à chrono entamé depuis à peine 40 secondes. Dans leurs petits souliers et souffrant du pressing local, les Anglais encaissent la deuxième réalisation par l’intermédiaire du même Pharaon, ce dernier qui profite d’une regrettable mésentente des Blues. La suite des débats récitera d’un contrôle absolu des maîtres des lieux qui s’offriront le scalp d’en coller un troisième à sa Majesté Conte et ses ouailles, grâce à Perotti. Neuf ans après, les Londoniens rentrent à nouveau bredouille de la capitale et avec trois pions dans la valise.

Anthony Maiorano

Rédacteur



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