TOP 5 des Azzurri champions d’Europe : qui sera le meilleur parmi les meilleurs ?

Par Rafaele Graziano publié le 13 Juil 2021
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L’Italie est championne d’Europe, le fruit d’un travail exceptionnel de collectif, si fort qu’il est difficile (voire cruel) d’associer le terme « meilleur » à une individualité. Pourtant, à l’heure du bilan, des choix s’imposent et comme dans une finale, il ne peut en rester qu’un. Puisque visiblement Calciomio aime se faire du mal, sont classés du 5ème au 1er, les meilleurs joueurs italiens de cet Euro. Alors, qui est l’ultime MVP ?

5ème : Spinazzola

Cruel, tel était le terme employé plus haut. Il tient sa place ici tant le sort réservé à l’arrière-gauche romain est tragique. Digne d’une tragédie grecque, le départ prématuré de Leonardo en quart de finale face à la Belgique fut un coup de tonnerre dans une ciel serein. Pire encore, non seulement personne ne le voyait quitter les siens, mais surtout tout le monde comptait énormément sur lui pour le reste de la compétition. C’est simple, jusqu’au 2 juillet, « Spina » était considéré à juste titre comme le meilleur joueur italien de l’Euro. Intrépide, audacieux, généreux mais surtout décisif, il a été le fer de lance de Mancini sur la 1ère partie de la compétition. Élu 2 fois homme du match, son talent est (enfin) révélé aux yeux du monde. Avoir quitté son lit d’hôpital pour célébrer la victoire londonienne avec ses frères d’armes, béquilles à la main, en dit déjà long sur la mentalité de la freccia rossa. Certainement que sans celles-ci, le titre de ce classement aurait été pour lui.

4ème : Bonucci

L’homme de la finale. Celui qui a rendu Sterling muet, celui qui, à l’image d’une remise à l’aveugle de la tête pour son gardien, a vécu cette compétition avec une confiance absolue, presque jamais manifestée auparavant. Une première fois contre l’Espagne, il se dirigeait vers le point de penalty pour crucifier Simón, le visage plein d’assurance. Quelques jours plus tard, c’est d’un regard conquérant et plein d’ambition qu’il s’en ira défier Pickford, faisant oublier l’erreur de Belotti et plaçant Bernardeschi sur les bons rails. Bonucci, lors de cette finale, c’est un but synonyme d’égalisation, 141 ballons touchés, une omniprésence au sol, dans les airs et dans les relances. Bref, son tournoi était déjà une réussite, mais ce dimanche 11 juillet 2021 aura été pour lui un exutoire pour se débarrasser des critiques et retrouver son niveau d’antan. C’était du Bonucci de gala, du Bonucci de BBC.

3ème : Donnarumma

Élu meilleur joueur du tournoi. Un record à son âge. Tout est dit ? Que dire de plus si ce n’est que pour le « jeune prodige milanais », le cap est enfin passé ? Ce qui semblait être un éternel talent naissant aura finalement éclot. Gigio tient en cet Euro et ce groupe la référence qu’il attendait, la barrière qu’il lui fallait franchir pour passer du côté des grands n’est plus qu’un souvenir. La concurrence n’a qu’à bien se tenir, en Italie, le successeur de Buffon est déjà trouvé. Si son jeu au pied n’a pas toujours été rassurant, son envergure et sa vitesse d’exécution ont ensorcelé tous les attaquants qui ont toqué à sa porte, Et puis avec 2 penaltys arrêtés en finale d’Euro, c’est le sentiment qu’une personnalité s’est forgée. De bonne augure pour le PSG qui s’est récemment offert son ticket.

2ème : Chiesa

Ayez la foi. Chiesa est là ! Ambassadeur unique de l’offensive italienne, Federico mérite pleinement sa présence dans le XI de l’Euro signé UEFA. Bien souvent esseulé, Chiesa s’est payé le luxe de se montrer ambitieux et téméraire, se rendant indispensable dans l’exploitation des espaces, dans la contre-attaque et face au but. C’est pourtant très simple : dès qu’il touche le ballon, il crée du danger, par le dédoublement, l’attaque frontale ou par le dribble, Chiesa sera passé de joker à titulaire indiscutable dans une Italie aux faux-airs agressifs mais sans réelle référence en attaque. Aujourd’hui, l’avenir de l’offensive italienne se dessine sous les traits du jeune bianconero : 2 fois homme du match dans cet Euro, il ne  lui manquera qu’un petit but (à quelques centimètres près) dans cette finale pour finir en 1ère position.

1er : Chiellini

Le choix du coeur, tellement mérité au vu des prestations sur l’ensemble de la compétition, mais aussi de la saison. En manque de temps de jeu cette année avec la Juventus pour ses blessures, Chiellini est pourtant systématiquement décisif, une prouesse qu’il répétera avec la Nazionale. Réel trascinatore, Chiello est la représentation même de cette l’Italie. Plein de joie, d’enthousiasme, de rage, de respect et d’amour. Il n’y a qu’à voir le langage corporel du bonhomme : constamment dans le soutien de ses camarades, il harangue, pousse, parle et incite ses petits camarades à s’inspirer de ses chevauchées. Giorgio devient (enfin) cette année, LA référence du calcio. Ses déclarations à la presse, sa dédicace à Astori, son accolade avec Alba alliées à de prestations inévitablement énormes, tout fait de Chiellini le grand gagnant de cet Euro. La consécration pour une carrière qui aura davantage connu de désillusions. Un capitaine au coeur généreux, portant en lui l’expérience des grands joueurs et l’amour des grands hommes – envers un groupe qui lui vaudra d’arborer un optimisme exacerbé tout au long de la compétition, des hommes qu’il considère sa famille, ses fratelli d’Italia.



Rafaele Graziano



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