Tirage des huitièmes de finales de la Champions League : le destin ramène à nouveau Liverpool à Milan

Par Pasqualino Petolillo publié le 29 Déc 2021
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Le club qui a vu naître les Beatles laisse transparaître des frissons à travers la péninsule de notre cher père spirituel Giuseppe Garibaldi. Que l’on soit dans la ville éternelle, au Piémont ou en Lombardie, aborder un sujet impliquant le futur adversaire anglais de l’Inter dégage des émois voire de la rage. Focus sur Liverpool et son histoire particulière avec les clubs italiens.

De la finale gagnée face à la Roma au drame du Heysel

De Rome en passant par la Juventus pour aboutir à Milan, le tableau de chasse des Anglais est plus qu’honorable : Champions League (6) Europa League (3) Supercoupe de l’UEFA (4) Coupe du monde des clubs (1), en tenant compte qu’ils ont été interdits de coupe d’Europe pendant six années.

Trois périodes marquent les esprits et sont gravées à jamais dans les mémoires des fans transalpins de ces quarante dernières années. La finale de Champions League de 1984 se déroule à Rome. Elle oppose les anglais de Liverpool à l’AS Roma, qui a fière allure avec ses internationaux Bruno Conti, Francesco Graziani ou ses stars brésiliennes Falcao, Cerezo. Après un match tendu, Liverpool l’emporte finalement aux tirs aux buts. Après le match, des bandes de supporters de la Roma assaillent les fans de Liverpool, les obligeant à rebrousser chemin jusqu’à leurs hôtels. Beaucoup de fans anglais sont attaqués voire blessés. À l’époque, des hypothèses prévoient que les hooligans anglais chercheraient à prendre leur revanche.

Mai 1985, le Liverpool FC est la meilleure équipe de football en Europe. Cette fois, elle doit en découdre avec la Vieille Dame, finaliste malheureuse de la Coupe d’Europe 1983 (C1) mais gagnante de la Coupe des coupes 1984 (C2). On y trouve dans ses rangs l’ossature de la Squadra azzurra (championne du monde en 1982) ainsi que Michel Platini, le triple Ballon d’Or (1983, 1984 et 1985) et champion d’Europe 1984 ainsi que le Polonais Boniek.

Plus tôt dans l’année, en janvier, Liverpool s’est incliné 2-0 à Turin en finale de la Supercoupe d’Europe contre la Juventus (ce match se joua en une partie et non en aller et retour à la suite d’un accord entre les deux présidents de club). La finale de la Coupe d’Europe des clubs champions 1985 de football entre Liverpool et la Juventus reste à jamais tristement associée au Drame du Heysel qui fait 39 victimes.

Près de 60.000 supporters prennent place dans le stade du Heysel, bien vétuste pour un événement d’une telle importance. Sous la poussées des hooligans venus en nombre, les forces de l’ordre sont complètement dépassées. Elles ne réussissent pas à contrôler les supporters, permettant à une majeure partie d’entre eux d’entrer sans ticket. Les hooligans anglais ont tenu parole, ils sont bel et bien là. A se demander si les 22 acteurs présents sur le terrain étaient au courant du nombre de corps sans vie déjà avant le début de la rencontre. L’UEFA avait décidé qu’il fallait jouer et l’on joua. Les bianconeri l’emporteront 1-0 sur penalty (le coup de réparation le plus triste de l’Histoire).

L’Empire milanais de Berlusconi remet les pendules à l’heure

Le Milan AC affronte deux fois Liverpool en finale : en 2005 et en 2007. En 2005, à Istanbul, après avoir mené 3-0 à la mi-temps les Lombards se font rejoindre en l’espace de six petites minutes et s’inclinent aux tirs aux buts. La presse et les fans n’en reviennent pas de cette défaite historique. Deux ans plus tard, les deux équipes se retrouvent en finale à Athènes. Cette fois, les protégés de Berlusconi ont retenu la leçon, la vengeance des Pirlo et Inzaghi a bel et bien lieu. Le Milan AC enterre un passé de frustrations et de cauchemars, la Champions revient en Lombardie. Les protégés de son éminence Berlusconi l’emportent 2-1, permettant au Milan AC de soulever sa septème Champions.

En marge de la double confrontation qui attend ses rivaux de l’Inter en février prochain, Liverpool frissonne toujours aux quatre coins de la botte. Les dernières confrontations directes entre l’Inter et Liverpool donnent raison aux anglais. En 2008, ils se sont imposés à l’aller à Milan (0-1) et à domicile (2-0). Le menu du début de l’année 2022 nous gratifierait-il de nouvelles conquêtes britanniques made in Milan, cette fois aux couleurs bleues et noires ? Super Pippo Inzaghi aurait-il transmis l’adrénaline nécessaire à son frère Simone ?

A lire aussi :

1 – Juventus – Villareal

2 – Liverpool – Inter



Pasqualino Petolillo



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