Stefano Turati, le héros du week-end

Par Cesco publié le 03 Déc 2019

Nouvelle émergence en Serie A. Peut-être qu’elle sera de courte durée, peut-être pas. Quoi qu’il en soit, la performance de Stefano Turati avec Sassuolo face à la Juventus (2-2) n’est pas restée inaperçue dans un pays où les gardiens sont vénérés tels les chats d’Egypte.

Au pied levé

Pour ce choc face à la Juventus, Sassuolo se présentait dans son antre tout en sachant qu’elle était capable de faire vaciller les meilleures équipes du championnat. L’Inter a failli en faire les frais il y a quelques semaines (3-4) et la Juventus s’est elle prise les pieds dans le piège tendu par De Zerbi et ses hommes pourtant privés de Berardi, blessé. Quoi qu’il en soit, même si Jérémie Boga a été un grand artisan de cette victoire, c’est du côté des gardiens qu’il fallait avoir l’oeil. Consigli blessé, Pegolo absent également, il faut une solution. Stefano Turati prend les gants et n’hésite pas. Il a 90 minutes pour prouver qu’il mérite sa place.

De ses 90 minutes, il en ressortira de grands arrêts, sur Ronaldo, sur Can, sur Dybala. Une « émotion trop importante » – selon ses propres dires d’après match – pour un gamin lancé au pied levé dans une arène impitoyable. Il faudra néanmoins savoir d’ici quelques temps, si cette performance était due à la chance du débutant, l’adrénaline des débuts ou à un réel talent qui s’inscrit dans la durée.

Un parcours discret

Né le 5 septembre 2001 à Milan, il est d’abord formé à l’Inter qui le cèdera à Renate en Serie C. Alors qu’il ne disputera aucun match, relégué au rang de troisième gardien, Sassuolo s’intéresse très vite à lui et l’intègre à sa Primavera. 24 prestations plus tard, le jeune Stefano convainc et intègre le groupe pro sous les ordres de De Zerbi, afin de ne pas déroger à la règle du club qui est de lancer des paris sur les jeunes afin de les faire exploser. Très discret dans son parcours, Stefano Turati l’est aussi dans la vie. Décrit par Cevoli, le premier à l’avoir repéré du temps de Renate, comme un jeune « plein de sérieux et d’éducation« , il continue de se former dans l’ombre des pros avant d’éclater au grand jour ce week-end face à la Juventus.

Acheté 50 000€ à l’époque, son seul match face au tenant du titre vient de rembourser son cout. Félicité comme il se doit par un Gianluigi Buffon, qui du haut de ses 41 ans, s’est illustré par une faute de main sur le deuxième but de Sassuolo, Stefano Turati pourrait faire lui aussi partie de cette future jeune arrière garde, talentueuse. Maintenant il lui faudra travailler et s’affirmer dans un championnat réputé pour manger ses jeunes.

Cesco

Rédacteur en Chef



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