Stefano Pioli, à court d’idées

Par Tristan Pubert publié le 19 Mar 2019

Une triste 10ème place et le rêve européen s’éloigne de plus en plus, la Fiorentina traverse une période très délicate. Et le mentor de cette équipe Stefano Pioli n’arrive pas à remobiliser ses troupes. Le tacticien italien semble être à court d’idées…

Il ne trouve pas les solutions

Comme souvent, lorsqu’une équipe est en méforme totale, l’entraîneur est l’un des premiers à être pointé du doigts et qui en paye les pots cassés. Du coté de la Toscane, depuis plusieurs semaines, la Fiorentina déçoit avec des prestations poussives et un objectif européen aujourd’hui qui semble être utopique. Et logiquement, Pioli a sa part de responsabilité dans cette situation. Depuis plusieurs matchs, Pioli procède à de nombreux changements qui portent très rarement leurs fruits. Les exemples sont nombreux comme lors de la défaite sur le terrain de Cagliari où l’ancien entraîneur de l’Inter a titularisé Noorgard, Terraciano ou encore Mirallas. Mais ce «turn-over» n’a pas fonctionné comme en témoigne le score final (1-2). Pioli essaye, cherche mais ne trouve pas. Stefano Pioli a aussi dans ce match procédé à un changement tactique en lâchant son 4-3-3 pour un 3-4-1-2 mais encore une fois ce fut un échec. Mais est ce que le problème de cette équipe est tactique ou plutôt mental? Car au niveau mental, cette équipe souffre c’est indéniable. Les hommes de Pioli ne dégagent pas une grande sérénité et semblent incapable de maîtriser un match du début à la fin. Sur ce point, Pioli doit agir car le tacticien italien se montre souvent trop «calme» avec son effectif et ne semble pas vouloir mettre « les points sur les i« .

Autre point qui rejoint sur le caractère serein et pacifique de Pioli, c’est le traitement qu’il accorde aux «cadres» de cette équipe, une confiance souvent aveugle. Prenons l’exemple de Veretout (et il n’est pas le seul): l’ancien nantais traverse une période plus délicate ces derniers temps. Le Français qui est un véritable pilier de cette équipe devient de plus en plus fragile mais Pioli ne fait rien pour arranger la situation. Mais c’est le même cas de figure avec Pezzella, Benassi ou encore Biraghi. Pioli a su le faire avec Simeone qui depuis plusieurs matchs retrouve son meilleur niveau et sa mise sur le banc durant plusieurs matchs l’a impacté positivement.

Mais il est clair que Stefano Pioli n’est pas l’unique responsable bien au contraire car il y a surtout des individualités pas au niveau attendu. Difficile à dire où serait rendu la Fiorentina sans Chiesa et Muriel qui jouent les sauveurs depuis plusieurs matchs. Néanmoins, c’est au tacticien de trouver la solution, Pioli doit désormais se concentrer sur le vrai problème de cette équipe : le mental.

Un avenir incertain

Forcément lorsque les résultats ne répondent pas aux attentes, le doute s’installe dans l’équipe et même au sein de la direction. Après cette défaite en Sardaigne, le président de la Viola Andrea Della Valle s’est exprimé au micro de Radio Bruno Toscana et a ainsi déclaré que «Pioli reste pour le moment le coach de la Fiorentina». Une déclaration qui vient calmer la situation à Florence.
Mais l’objectif initial des dirigeants florentins qui étaient la 7ème synonyme d’Europe semble à l’heure actuelle compromis. Les Della Valle accordent un délais de Pioli de deux mois c’est à dire jusqu’à la fin de saison pour atteindre cet objectif ou du moins relancer cette Fiorentina. La Coppa sera aussi déterminante pour la Fiorentina qui espère aller au bout, ce qui serait par ailleurs synonyme de qualification européenne. Après un nul 3-3 en demi-finale lors du match aller face à l’Atalanta, tout se jouera en Lombardie le 23 ou 24 avril prochain. La Coppa est le seul espoir pour cette Fiorentina et surtout pour Stefano Pioli.

Tristan Pubert

Rédacteur



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