Simone Verdi, la pièce manquante du puzzle de Mazzarri

Par Valentin Feuillette publié le 03 Sep 2019
Verdi

Après plus de deux mois de négociations et un bras de fer interminable entre De Laurentiis et Cairo, Simone Verdi s’est bien engagé au Torino sous la forme d’un prêt payant à 4 millions d’euros et d’une option d’achat obligatoire à 21 millions d’euros avec à la clef un contrat de plusieurs saisons et un salaire avoisinant les 1,8 millions d’euros annuels. Cette arrivée est tout bonnement parfaite pour les Granata et comble beaucoup de maux dans ce groupe prometteur dirigé par Walter Mazzarri.

Amener de l’efficacité offensive en trequarista

Si le Torino brillait par son bloc au milieu et sa solide défense en trident la saison passée, on peut difficilement dire de même sur son attaque. La perte de Adem Ljajic a été un énorme coup dur pour la création offensive car les Granata se sont trop souvent retrouvés peu inspirés dans le secteur offensif au point d’être complètement inefficaces. L’arrivée (plutôt le retour à la maison puisqu’il y a joué entre 2011 et 2015) de Simone Verdi à Turin va permettre de combler de nombreux manques en corrigeant les maux les plus handicapants à la création dans un premier temps où Verdi apportera sa polyvalence pour mener le jeu du Torino et où sa panoplie technique complète pourra accélérer le jeu tout en conservant une certaine précieuse complémentarité avec le bloc compact au milieu (Rincon, Méïté, Baselli, Lukic…) De quoi faire basculer le Torino dans une autre dimension si le mariage fonctionne…

Alléger le rôle de Belotti

Autre belle conséquence de cette signature : le retour à un rôle de vrai buteur à plein temps pour Andrea Belotti. Avec l’absence de vrai créateur/facilitateur de jeu, il Gallo a été contraint de décrocher trop souvent la saison passée pour endosser le costume du numéro 10 (voire neuf-et-demi), de l’homme à tout faire au point de délaisser sa véritable nature. En Italie, on commençait même à parler de « Belotti dipendenza » en lui laissant l’intégralité des tâches offensives. Si Simone Verdi remplit bien le statut de meneur qui lui sera logiquement attribué, Andrea Belotti pourrait bien retrouver des chiffres insolents comme lors de ses premières saisons au Torino (32 buts en 2017 avant sa chute et ses blessures ensuite 14 buts en 2018 ; 17 buts en 2019). En somme, Verdi possède le CV adéquat pour avoir un impact considérable sur le jeu comme sur ses nouveaux coéquipiers.

Apporter de la profondeur dans la rotation

Même si le Torino ne participera finalement pas à l’Europa League suite à leur élimination face à Wolverhampton en barrages, il aura besoin d’un groupe étoffé avec de nombreux joueurs capables d’apporter sur le long terme dans une longue saison harassante dans laquelle ils participeront tout de même à deux grandes compétitions avec l’objectif de grimper dans le Top 7. Simone Verdi vient compléter le secteur offensif qui n’était pas si rempli en soit : seulement Simone Zaza, Andrea Belotti et Iago Falqué auquel il faut ajouter les jeunes pépites Vincenzo Millico, Simone Edera et Nicola Rauti et c’est à peu près tout. Le nouveau joueur du Toro apporte donc à ce groupe un profil de jeu qui manquait cruellement, de l’expérience, de la polyvalence et surtout une précieuse complémentarité. Cette transaction a pris du temps, l’attente fut difficilement supportable mais sur le papier, cela valait la chandelle de patienter. L’heure est de confirmer cette analyse désormais.

Valentin Feuillette



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