Salvatore Bocchetti, la bonne idée de l’Hellas

Par Bruno Ianigro publié le 06 Août 2019

Passé par les play-offs, après une fin de saison rocambolesque, l’Hellas prépare en toute discrétion son retour dans l’élite du football italien. Pour l’aider dans sa lutte pour le maintien, Salvatore Bocchetti viendra revêtir le maillot gialloblu.

Bocchetti, un vrai défi pour son retour

Après neufs années à subir les rugueux hivers moscovites et un aparté de six mois au Milan AC en 2015, Salvatore Bocchetti est de retour en Serie A. Fini donc les coupures hivernales interminables et place aux joutes italiennes. Parti en 2010 à la découverte du championnat russe en rejoignant le Rubin Kazan, l’italien vient de quitter le Spartak Moscou qu’il avait rejoint en 2013. Il emmène donc ses bagages : un championnat remporté en 2017 avec le Spartak Moscou et une Coupe de Russie avec le Rubin Kazan en 2012. Un palmarès que Salvatore ne sera pas amené à étoffer dans ses prochaines années à l’Hellas. Avec une promotion obtenue au bout du suspense, le désormais seul représentant de Vénétie, va tenter de se maintenir et éviter de connaître une nouvelle fois la Serie B après seulement quelques mois passés à l’échelon supérieur.

Un renfort de poids à moindre coût

Si le choix de Bocchetti est déjà un bon coup, c’est avant tout grâce aux circonstances dans lesquelles le trentenaire transalpin arrive donc en Italie. En marge des négociations avec l’Hellas, Bocchetti est parvenu à se défaire d’une année de contrat, qui le liée au club russe jusqu’au 30 juin 2020. Le club enregistre donc le recrutement d’un joueur expérimenté sans sortir le chéquier. Son contrat de 500 milles euros par saison est une affaire pour les gialloblu qui ne trouveront probablement pas meilleur rapport/qualités prix sur un marché des transferts de plus en plus fou. Le natif de Naples sera le leader de l’arrière-garde de l’Hellas et son ancien coach Massimo Carrera valide son recrutement :  » Bocchetti est un très bon achat. C’est un excellent défenseur à tous points de vue, efficace au marquage et doté d’un sens inné de l’anticipation, il est peut être dur sur l’homme mais techniquement fiable. Il a tellement d’expérience : à 32 ans, il n’est certainement pas trop vieux, il a encore devant lui, beaucoup de championnat à disputer.« . Mais attention, si le niveau du défenseur n’est pas à remettre en cause, sa fragilité physique pourrait être un frein dans sa nouvelle aventure. L’année passée, le Napolitain a connu diverses indisponibilités (12 rencontres) suite à des blessures.

Une défense renouvelée

Afin de mener à bien son projet, les dirigeants des gialloblu ont décidé de nommer Ivan Juric à la tête de l’équipe, lui qui a vécu des expériences délicates au Genoa ces dernières années. Bocchetti pourrait être l’écho parfait de Juric sur le terrain. Les deux nouveaux hommes forts des Veronese se sont déjà côtoyés au Genoa de 2008 à 2010 et nul doute que cela a pu compter au moment de la décision de Salvatore. L’Hellas n’a pas, à l’occasion de chacun de ses passages en Serie A ces dernières années, réussi à se stabiliser au plus haut échelon national. Malgré des résultats décevants, les dirigeants ont pourtant toujours mené leurs recrutements de manière intéressante. En 2017, Martin Caceres ou encore Thomas Heurtaux sont recrutés pour former la charnière centrale, qui sera finalement friable, avec pas moins de 78 buts concédés. Une défense également mis à rude épreuve la saison dernière en Serie B, et ce n’est pas un hasard si ce secteur est à ce jour complètement renouvelé. Exit donc les Caracciolo ou encore Bianchetti, pourtant présents lors du dernier passage en Serie A, et place à Gunter du Genoa et Rrahmani du Dinamo Zagreb pour épauler Salvatore Bocchetti. Deux profils à priori complémentaires avec l’italien. L’expérience de ce dernier sera primordiale pour guider ses deux compères de respectivement 24 et 25 ans durant cette saison de dur labeur.

Bruno Ianigro



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