Rocco Commisso pour inverser la tendance

Par Leonardo Baldocci publié le 11 Sep 2019

En cette période de trêve internationale, la Squadra Azzurra n’aura pas stoppé la Commisso-mania qui touche la ville de Florence depuis plus de trois mois. Le président de la Viola s’est exprimé sur les nouvelles ambitions du club et a critiqué ouvertement le système, en pointant du doigt les inégalités qui ont marqué les dernières éditions du championnat italien.

Briser la suprématie de la Juve

Rocco le sait bien, c’est le club qui fait des ravages en Italie depuis 2011/12. Tous les clubs de Serie A devraient prendre exemple sur le business model des Turinois pour faire croître leurs revenus. En revanche, c’est la répartition des droits télévisés qui pose encore problème et entrave l’égalité des chances des autres. « Je vois Bernardeschi, le Chiesa d’autrefois, qui ne joue jamais, tout comme Dybala et Mandzukic. Bref, de quoi aligner trois équipes de foot avec autant de joueurs ». Pour bouleverser le statu quo, Commisso souhaiterait s’inspirer de ceux qui ont fait du foot un vrai show, tout en redistribuant les ressources de manière uniforme. A noter que son souhait n’est pas de mener une croisade contre la Vecchia Signora mais plutôt de contribuer à l’essor du football italien. A la ligue de football professionnel, Commisso a déjà évoqué la possibilité d’implanter des bureaux de la Serie A à New York.

Générer plus de ressources

Pour faire croître les revenus du club, la Fiorentina devra tout d’abord devenir propriétaire de son stade. Le Stadio Artemio Franchi est actuellement prêté par la mairie, mais dans l’esprit des dirigeants il vaudrait mieux s’inspirer des terrains de jeu à l’anglaise. S’il est vrai que l’enceinte actuelle est classée monument historique (bâtie en 1931 sous Benito Mussolini) et que sa modification reste un sujet sensible, la recherche d’un terrain constructible est tout au moins compliquée. L’enrichissement du club se fera aussi à l’étranger, notamment en s’appuyant sur la renommée de la ville de Florence. La participation estivale à l’International Champions Cup (ICC) est la preuve que le club souhaite s’exporter dans de nouveaux marchés. En termes d’infrastructures, la Fiorentina espère pouvoir regrouper ses bureaux dans une même enceinte et inaugurer un nouveau centre d’entrainement au plus vite. De meilleurs moyens pour plus de productivité.

Garder les meilleurs

Dès son arrivée, l’homme d’affaires italo-américain a fait la une des journaux pour une promesse audacieuse. Malgré les nombreuses rumeurs relayées par les médias italiens, le club n’a reçu d’offres pour son attaquant, qui s’est résigné à rester en Toscane. Pendant ce temps Rocco Commisso a laissé carte blanche à ses hommes, qui ont travaillé du mieux qu’ils le pouvaient, en privilégiant le plan sportif. Finies les plus-values façon Udinese et les transferts des Balkans, de passage pour seulement quelques saisons. Au terme de ce mercato, la masse salariale a connu une hausse de 21% et a atteint les 50 millions d’euros brut par an. De plus, les cadres du club comme Milenkovic, Pezzella et désormais Dragowski sont restés au sein de l’effectif avec la cerise sur le gâteau nommée Frank Ribéry, venue enflammer le coeur des tifosi. Il ne reste qu’à donner du temps au temps et s’armer de patience en vue du premier bilan.

Leonardo Baldocci



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