Le renouveau d’Adem Ljajic

Par Paul Focki publié le 05 Déc 2015

Ljajic

Il faut dire que depuis 3 ans, et l’année de sa révélation à la Fiorentina au cours de la saison 2012/13 (28 matchs, 11 buts et 7 passes décisives), l’ailier offensif fait partie des joueurs les plus décisifs et précieux de Serie A. Après 4 années passées du côté de Florence, et notamment un doublé face à l’Inter en 2013, c’est à l’AS Roma que Ljajic s’en était allé afin de pouvoir réaliser le fameux « saut de qualité ». Pourtant, cela en avait surpris plus d’un de voir finalement la Louve ne plus vouloir compter sur son joueur dès cet été après deux saisons plutôt réussies : 14 buts et 8 passes décisives en 60 matchs de Serie A. Cette année, il aura fallu un peu de temps, certainement trop au goût des tifosi, pour que Roberto Mancini lance pour de bon Adem Ljajic sous ses nouvelles couleurs. Avec seulement 70 minutes disputées et une unique titularisation au cours des 9 premières journées de championnat, l’impatience s’était fait ressentir car le talent indéniable du joueur ne pouvait qu’être bénéfique au rendement offensif de l’Inter. Et cela, Roberto Mancini l’a bien compris : 4 titularisations pour 372 minutes de jeu lors des 5 derniers matchs. L’importance de Ljajic s’est alors sentie lors de l’avant-dernière journée puisque, face à Frosinone il réalise un match plein et offre deux passes décisives. De plus, il retrouve finalement le chemin du but sur la pelouse du Napoli lors du choc du week-end dernier ; son dernier but en Serie A remontait au 8 février.

Tout pour réussir à l’Inter ?

À seulement 24 ans, Adem Ljajic entre dans sa septième saison de Serie A dans laquelle il a déjà disputé 147 matchs (avec 30 buts et 26 passes décisives) depuis son arrivée en 2009. Cette expérience en championnat lui a permis de démontrer et de confirmer qu’il pouvait devenir un atout majeur pour son équipe et un problème pour les défenses adverses. Effectivement, le joueur serbe offre un grand apport offensif notamment grâce à des dribbles efficaces et des courses permettant de créer un décalage et de prendre à revers l’adversaire. De plus, sa vista lui permet de débloquer des situations peu évidentes voire même tout un match. Ainsi, il fait la différence et semble également posséder la maturité nécessaire pour parvenir à tirer son équipe vers le haut comme il a su le faire face au Napoli, malgré l’infériorité numérique de l’Inter. Son altruisme est certainement l’une des raisons pour lesquelles Roberto Mancini offre plus de temps de jeu à son attaquant. En effet, il préfère donner le ballon plutôt que de tirer, comme ce fut le cas sur le but d’Icardi contre Bologne. Si Stevan Jovetic tente sa chance en moyenne 3,2 fois par match, Adem Ljajic ne réalise que 1,4 tir par match. En revanche, l’ancien romain possède une moyenne de 3 passes dites « clés » par match, contre 1,7 pour Jovetic. Ce dernier pourrait justement être un réel facteur de réussite pour le Serbe puisqu’ils ont déjà réalisé 4 saisons ensemble sous le maillot de la Fiorentina. Les deux joueurs sont de nouveau réunis à l’Inter et leur complicité s’est déjà faite remarquer lors de quelques séquences de jeu intéressantes et pleines de promesses. Et si Adem Ljajic et l’Inter n’étaient qu’au début d’une belle histoire d’amour ? Roberto Mancini aurait déjà fait savoir à la hiérarchie nerazzurra qu’il voudrait conserver le joueur et payer l’option d’achat fixée à 11 millions d’euros.

Paul Focki

Rédacteur Inter



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