Quel schéma pour la Juventus ?

Par Enzo Caia publié le 19 Oct 2019

À sa première saison en tant que juventino, Maurizio Sarri a choisi 2 systèmes majeurs qui vont dessiner et accompagner sa Juve durant la saison : le classique 4-3-3 et le 4-3-1-2 avec le fameux trequartista. Deux formations qui ne sont pas inconnues aux bianconeri mais qui, grâce à l’ingéniosité de l’ex entraineur de Chelsea, reflètent de mieux en mieux la personnalité et la vision de jeu du toscan. Présentation tactique et technique des deux habits de la Vieille Dame.

Pjanic et Costa, deux hommes clés

C’est sans aucun doute les deux hommes sur lesquels Sarri mise le plus. Et pas des moindres.

Le Brésilien Douglas Costa, qui était aussi proche de l’infirmerie que Rabiot de sa mère, a repris les entrainements cette semaine. Pas encore avec le groupe mais il a déclaré sur les réseaux qu’il était bel et bien de retour. Mister Sarri a évoqué dès sa conférence de présentation qu’il voulait remettre DC11 sur pieds car lorsqu’il est en forme, il est ce joueur qui fait la différence dans les moments importants. C’est pour cela que la formation choisie en début de saison était le 4-3-3, formation qui encense particulièrement le brésilien. Malheureusement c’est à la 8ème minute de la 3ème journée qu’il sort pour cause de blessure musculaire. Il ne laisse cependant pas son équipe sans idée tactique. C’est là que le 4-3-1-2 entre en jeu et en l’absence de Costa, c’est le retour de Ramsey et le potentiel de Bernardeschi qui ont été exploités.

Pour ce qui est de Pjanic, il est le maître de cette Juve. À 29 ans, le Bosnien semble avoir trouvé le système de jeu parfait de façon à se sentir comme un poisson dans l’eau. Performant avec Allegri, il est désormais, sous les directives de Sarri, au summum de son art et en fait fructueusement profiter ses coéquipiers : les passes verticales sont les bienvenues, il est immédiatement présent que ce soit dans la récupération, dans la construction ou même à la finition. Ce n’est pas un hasard si, en moyenne, ses ballons touchés dans la surface adverse ont augmenté (18 avec le 4-3-3 et 23 avec le 4-3-1-2). En étant l’épicentre technique des bianconeri, Miralem est plus qu’un regista ou qu’un catalyseur, il est le directeur du jeu turinois.

Tout est une question d’équilibre

Les débuts, notamment sur les ballons sur coups de pieds arrêtés, ont été bien compliqués. Le match face au Napoli est le parfait exemple : un déséquilibre tactique notable a été montré ce soir là. Avec le 4-3-3 les turinois ont encaissé 6 buts en 5 matchs et avec le 4-3-2-1 c’est seulement 2 en 4 matchs avec 2 clean-sheets de suite. En conclusion, le changement tactique a permis aux bianconeri de regagner en confiance et en solidité. Une équipe déjà plus compacte, située plus haut sur le terrain et qui effectue un pressing collectif organisé. Des faits qui laissent présager une amélioration davantage prononcée dans les semaines et mois à venir.

Une phase offensive plus performante et efficace

Même si les buts marqués avec le système initial (7) sont supérieurs à ceux marqués avec le 4-3-1-2 (6), la Juve se procure beaucoup plus d’actions et met plus souvent en difficultés ses adversaires. Sans parler de ce que fait CR7, Higuain et Dybala se montrent en forme avec 3 buts pour Pipita et 1 seul pour Paulo qui semble néanmoins être revenu à son meilleur niveau. La moyenne des tirs dans la surface était de 2,5 avec le 4-3-3 et sont maintenant de 6,6 avec le 4-3-2-1. Deux mondes différents.

Enzo Caia



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