Que penser d’Ibrahimovic sur ses premiers matchs ?

Par Julien Camarda publié le 10 Fév 2020

A 38 ans, Zlatan Ibrahimovic est de retour en Europe, en Italie et plus particulièrement au Milan AC. Après une saison et demie passée outre-Atlantique, le géant suédois, qui a terminé son aventure au Los Angeles Galaxy en novembre dernier, est contacté par Paolo Maldini, actuel directeur technique des Rossoneri. Suite à la débâcle en championnat face à l’Atalanta (5-0), les échanges s’intensifient et les deux parties tombent d’accord : 3,5 millions d’euros pour six mois et 500 000 € de bonus si le Milan AC voit l’Europe la saison prochaine. Aussi, le contrat ne s’arrête pas là, si le numéro 21 rossonero participe à la moitié des matchs à venir son engagement sera automatiquement prolongé jusqu’au mois de juin 2021. Ibra revient en Lombardie pour porter une nouvelle fois la tunique rouge et noire qu’il avait quitté à l’été 2012.

Un leader incontesté

En août 2010, les Rossoneri profitent de la situation litigieuse entre Ibrahimovic et le FC Barcelone pour s’emparer du buteur suédois, un transfert aux alentours de 25 millions d’euros. Le numéro 11 rossonero arrive dans une ville et un championnat qu’il connait bien puisqu’il a porté les couleurs du rival, l’Inter, de 2006 à 2009. Il rejoint ainsi le trio brésilien de l’époque : Pato, Robinho et Ronaldinho. Entre 2010 et 2012, Zlatan a conquis tout le monde, 57 buts et 24 passes décisives en 77 matchs (Serie A, Coppa et Champions League confondus), décisif à plus de 93%. Son taux de titularisation est le plus élevé de sa carrière soit 98,7%. Point central de l’attaque d’Allegri, il est très efficace : 14 buts et 12 passes décisives en Serie A et apporte le 18ème sacre au Diavolo en 2011. Depuis son premier passage au Milan AC, bien des choses ont changé mais voici ce que déclare le principal intéressé : « Le défi, il est contre moi-même. Si je vais sur un terrain pour ne pas performer, cela ne sert à rien. L’objectif, c’est de continuer et de rester au haut niveau, de marquer et de donner des passes décisives. Je sais ce que j’ai à faire. » L’effectif, le coach ainsi que les supporters milanais sont unanimes : Ibrahimovic apportera le regain attendu.

Une Ibra-dépendance

Lorsque Ibrahimovic revient au Milan AC, le club est onzième du classement et possède une des pires attaques de Serie A: 16 buts en 17 journées dont quatre par le latéral gauche français Théo Hernandez. Les différents attaquants qui se sont succédés : Higuain, André Silva et plus récemment Piatek ne sont pas parvenus à relever le défi et on parle même de malédiction des 9.
Titulaire indiscutable dans un nouveau système de jeu, en 4-4-2, Ibra transforme le club lombard : invaincu sur les cinq premiers matchs qu’il joue (trois victoires et deux nuls), il apporte techniquement et amène aussi un surplus mental incommensurable. Interviewé par Sky Sport, Calhanoglu annonce la couleur : « Sur le terrain, c’est un lion, un champion. Il est fondamental pour nous sur le terrain parce qu’il a déjà joué dans des équipes incroyables, il a de l’expérience et c’est normal que nous le suivions. » D’ailleurs, le Turc est transcendé : un doublé en Coppa Italia contre le Torino (victoire 4-2) et un but contre l’Hellas (1-1). Les statistiques parlent d’elles-mêmes et le regain milanais est considérable : 9 buts sur les six dernières sorties en Serie A. Hier, lors du Derby della Madonnina, Ibrahimovic a été le meilleur milanais sur le terrain : un but et une passe décisive malgré la défaite (4-2). Zlatan est bien de retour à la maison et dans un costume qu’il connaît bien, celui de leader.

Et dans la durée ?

Le buteur milanais s’approche dangereusement de la quarantaine mais il est un sportif de haut niveau. Nul doute que si son contrat est prolongé, il saura répondre présent. Souvent aligné à ses côtés, l’ancien lillois Rafael Leao profite également de la bonne dynamique apportée par Ibrahimovic. Longtemps écarté, Ante Rebic fait davantage parler la poudre : ses quatre buts en championnat sont arrivés en 2020. Mais au-delà, les Rossoneri doivent retrouver une stabilité devant qui leur a trop longtemps fait défaut. Le nouveau Inzaghi doit éclore et vite afin de (re) tutoyer les sommets italiens et européens.

Julien Camarda

Rédacteur



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