Et si la qualification ne se jouait pas forcément contre l’Espagne ?

Par Cesco publié le 04 Oct 2016

Italie-NazionaleC’est une habitude, dans les groupes de qualification pour une grande compétition, on regarde souvent les deux favoris. Ici, l’Italie et l’Espagne, dans le groupe G. Si la compagnie de l’Albanie, la Macédoine, Israël et Liechtenstein semble anecdotique pour beaucoup, qui s’imaginent que l’instant décisif viendra des deux confrontations directes entre les Azzurri et la Roja, ce n’est pas forcément une réalité..

L’Espagne, une machine perfectible

Le tiki-taka, le rouleau compresseur espagnol, tout ça c’est pas un peu « so 2012 » ? Alors oui, au regard de son effectif, l’équipe d’Iniesta fait peur à pas mal d’équipes. Mais depuis quelques années, l’Espagne n’est plus aussi à l’aise et facile que ça. Cette année, Piqué et consorts ont calé face à bien moins fort qu’eux. En amical tout d’abord face à la Géorgie, la Roumanie où ils n’ont pas trouvé la clé face à des blocs qui arrivent de mieux en mieux à contrer son jeu. Si le paramètre « amical » rentre bien évidemment en compte, on constate que la Roja ne peut plus se contenter d’entrer sur le terrain pour avoir match gagné.

Lors des matchs à enjeux, le constat est similaire. Pour se qualifier à l’Euro 2016, l’Espagne sera tombée face à la Slovaquie (2-1) et n’aura gagné que par 1 but d’écart, 4 rencontres, face à l’Ukraine deux fois, la Biélorussie et la Macédoine qu’ils retrouveront cette année. Dès équipes à leur portée qu’il n’a pas été simple de vaincre. Contre un Israël et une Albanie bien plus qu’accrocheurs (vus face à l’Italie et à l’Euro 2016) il faudra être vigilant. Même la victoire 8-0 contre le Liechtenstein peut apporter des enseignements. A la fin de la première mi-temps, il n’y avait qu’1-0. Une possession écrasante mais très peu d’occasions pour une Espagne en panne de solution qui n’a trouvé son salut que grâce à l’écroulement collectif de la petite équipe, 173ème au classement FIFA.

L’Italie, en galère face aux petits ?

Pour la Squadra, l’habitude est désormais à la bataille sur chaque match, peu importe le niveau en face. Cela s’est vérifié lors de la phase de qualification à l’Euro 2016 puisqu’il n’y a eu que deux victoires par plus d’1 but d’écart. C’était face à la Norvège (2-0) et l’Azerbaïdjan (3-1). Pour le reste ? 5 victoires par un but d’écart face à des adversaires comme Malte ou l’Azerbaïdjan encore et 3 nuls (dont deux contre la Croatie et un contre la Bulgarie).

Cette saison encore, l’Italie doit batailler face à des équipes dites plus faible. Lors du premier match face à Israël, l’équipe de Ventura s’est fait peur avec l’expulsion de Chiellini et un match qui aurait pu tourner au cauchemar si Buffon n’avait pas été vigilant. Au final une victoire 3-1 plus que convenable qui n’aura donné qu’une seule certitude. Il n’y aura pas de match facile.

Une double confrontation pas si décisive ?

Même si perdre les 2 matchs signifierait sans aucun doute perdre la première place du groupe, l’Italie et ses tifosi ne devraient pas se concentrer uniquement sur cette confrontation. Il y a des équipes qui ont faim dans ce groupe et qu’il ne faudra sous estimer sous aucun prétexte. Le résultat pourrait être terrible pour une nation qui n’a plus loupé une coupe du monde depuis 1958. Ce serait quand même dommage. Alors vigilance et professionnalisme messieurs.

Cesco

Rédacteur en Chef



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