Pourquoi l’Italie ne doit pas négliger la Nations League ?

Par Grégory Canale publié le 04 Sep 2020

Format de compétition compliqué, titre sans réel enjeu et honorifique… La Nations League, qui vient de débuter pour une deuxième édition, ne jouit pas d’une bonne réputation. Pourtant, elle pourrait être une séquence de préparation intéressante pour les Azzurri en vue de l’Euro 2021.

S’aguerrir et jauger son niveau

Un retour attendu avec impatience. Après quasi dix mois d’absence, la sélection italienne rejouera ce soir contre la Bosnie-Herzégovine (20h45), avant d’enchaîner un deuxième match contre les Pays-Bas lundi. Deux occasions pour voir à nouveau cette équipe séduisante, observée pendant les éliminatoires du championnat d’Europe. « Aller en finale de la Nations League », l’objectif est assumé par Roberto Mancini en conférence de presse. Pour ce faire le sélectionneur italien va s’appuyer sur un effectif certes prometteur, mais manquant encore d’expérience internationale. Sur les 37 joueurs appelés, plus de la moitié n’a pas encore dépassé les dix sélections avec la Nazionale. Une petite poignée n’en compte même aucune.

La Nations League se présente donc comme une bonne occasion de donner du temps de jeu à de belles promesses de la saison passée. Alessandro Bastoni, Manuel Locatelli et Francesco Caputo, révélations de la dernière Serie A, ont été convoqués pour la première fois. Les rencontres qui se profilent face aux Bosniens, Néerlandais et contre la Pologne – également présente dans le groupe 1 de la Ligue A – vont permettre de pouvoir se confronter à des nations plus relevées par rapport aux qualifications pour l’Euro. Le tout dans une compétition qui se dispute sous la formule d’un tournoi et où il y a un trophée à aller chercher au bout. L’opportunité de jauger le niveau réel de l’Italie, à quelques mois d’une échéance importante.

Disputer le Final 4 à domicile et penser au Mondial 2022

Passer le cap des poules de la Nations League, chose que les Azzurri n’avaient pas réussi lors de la première édition en 2019, serait déjà une preuve de progression. Pour y parvenir, la Nazionale doit se classer devant la Bosnie-Herzégovine, la Pologne – présente à la Coupe du monde 2018 – et les Pays-Bas. Un objectif à sa portée. Il sera intéressant de voir l’issue de la double confrontation face aux Néerlandais. Une sélection batave au parcours similaire à celui de la Nazionale, qui est également en reconstruction après plusieurs échecs internationaux. À la clé, une qualification pour le Final 4, pour pouvoir se frotter à des grands d’Europe. L’occasion rêvée d’acquérir de l’expérience de très haut niveau pour un groupe prometteur.

D’autant que l’Italie pourrait disputer la demi-finale et finale de la Nations League à domicile. Le pays hôte, qui n’est pas encore choisi, doit figurer dans le dernier carré de la compétition. La FIGC a d’ores et déjà fait acte de candidature, en proposant l’Allianz Stadium de Turin et San Siro. En cas de qualification au Final 4, la Squadra Azzurra pourrait donc jouer chez elle. Des matches qui pourraient être programmés début juin, à quelques jours des débuts à l’Euro 2021 face à la Turquie à l’Olimpico de Rome (11 juin). Sans oublier la Coupe du monde 2022 au Qatar. Briller lors de la Nations League permettrait à l’Italie d’assurer sa place dans les dix meilleures sélections européennes du classement FIFA. Et ainsi réduire ses chances de piocher un « gros » au tirage au sort des éliminatoires au Mondial. Les coéquipiers de Barella ont tout à gagner en jouant à fond cette Nations League qui débute.

Grégory Canale

Rédacteur



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