Pourquoi maintenir le 3-4-3 ne serait pas idiot

Par Christophe Malcangi publié le 04 Juin 2016
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Italie-Nazionale

A moins d’une éclatante surprise, la rencontre d’ouverture face à la Belgique devrait être l’occasion pour Antonio Conte d’aligner son traditionnel schéma en 3-5-2, soit le système qui lui a permis d’acquérir ses principaux succès à l’échelle nationale mais aussi d’atteindre ses limites lorsque l’enjeu s’élevait d’un cran. Précurseur de la tactique la plus célèbre de la botte, Conte pourrait s’entêter à maintenir une disposition amorphe voire stérile dans les cas de figure nécessitant de déverrouiller des cadenas, et d’apporter la folie et la créativité suffisante aux abords de la surface adverse.

Les bons côtés du 3-5-2

Il n’est pas question de cracher dans la soupe, le 3-5-2 alla Conte reste un schéma apportant sûreté et équilibre à un groupe mutilé. Avec De Rossi regista et protecteur de l’arrière-garde bianconera, les bases sont posées et ne sont pas des plus contestables, loin de là. Sur les couloirs nous retrouverions Candreva et Darmian, l’un plus porté vers l’avant que son acolyte qui devrait, lui, se contenter de fournir la couverture. Si Antonio Conte ne dépend pas nécessairement de Thiago Motta, il devrait à nouveau composer avec Giaccherini et Florenzi en mezzale, ce bien sûr en raison des défaillances de Claudio Marchisio et Marco Verratti qui pèsent énormément sur la qualité future du groupe. Si Eder est maintenu dès la première minute de jeu, il devrait épauler Graziano Pellè et aura tout intérêt à faire taire ceux qui ne voient en lui que le futur fiasco de l’Euro. Cette constitution laisse cependant sur le côté les ailiers virtuoses tels qu’Insigne, El Shaarawy ou bien Bernardeschi, et pourrait être le point névralgique de cette Nazionale si celle-ci n’est pas en mesure de se réajuster à point nommé.

Alors pour quand le 3-4-3 ?

A priori, la variante du 3-5-2 ne devrait pas être adoptée dès l’entame de la compétition, mais elle pourrait être appliquée en cours de rencontre. Il est même probable que l’on voit cette disposition en œuvre face au premier outsider qui dressera un mur de béton en face de nos Azzurri. Dans ce cas de figure nous imaginerions Alessandro Florenzi glisser sur un couloir tandis que Antonio Candreva intègrerait la triplette d’attaque et chercherait à peser davantage dans la zone de décision. Sous une forme plus audacieuse, l’un de nos « latéraux » serait substitué au profit d’un véritable feu follet comme par exemple Insigne, ce qui offrirait une opportunité en or à nos inventifs. Cette formation avait déjà été expérimentée face à l’Espagne avec plus ou moins de garantie avant de n’entraîner qu’une résonnante débâcle face à l’Allemagne, veillons alors à ce qu’elle soit encore travaillée avant le dénouement.

Et un 4-3-3 ou un 4-4-2

Imaginons tous les cas de figure et suggérons que le trio défensif soit desservi par un pépin physique ou par une suspension, le 4-3-3 serait alors l’alternative la plus viable avec la présence évidente d’Insigne ou d’El Shaarawy en soutien de Pellè et de Candreva (à priori indéboulonnables). Ce schéma serait en outre l’opportunité pour Parolo de soutenir Florenzi et De Rossi, voire même de former la doublette avec Captain Futuro en cas de schème plus osé en 4-4-2. Ces options seraient enfin les plus pertinentes face à des adversaires qui se replieront sur leurs vingt mètres, alors qui sait.




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Christophe Malcangi

Rédacteur référent pôle news



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