Pour Candreva, la renaissance est-elle possible ?

Par Cesco publié le 18 Juil 2019

Renaissance ou dernier repas du comdamné. Voici les deux seuls choix qui s’offrent à Antonio Candreva, bientôt 33 ans et ailier oublié, parfois de trop et sans idées, de l’Inter. Arrivé sous Mancini, il subira le changement soudain de coach et ne réussira jamais à s’adapter au système de Spalletti. Malgré quelques fulgurances, les tifosi ne lui pardonnent plus rien et le moindre de ses loupés donne du grain au moulin de ses détracteurs. Faut-il croire au miracle alors ?

Un nouvel espoir

Si Candreva n’a jamais réussi à véritablement s’imposer par la force mais plutôt par défaut sur sa période interiste, la donne peut changer avec l’arrivée d’Antonio Conte et le changement de dispositif. Le 3-5-2 correspond parfaitement à l’ailier italien qui a déjà évolué avec brio dans ce schéma lors de l’Euro 2016 sous les ordres du technicien né à Lecce. Un système où son rôle d’essuie glace prend tout son sens. Capable de défendre et de remonter les ballons rapidement, Candreva est généreux dans l’effort. Une qualité reconnue par un Conte avide de sacrifices pour progresser sur le pré.

La pré-saison a débuté et aucune trace d’un possible départ pour Candreva. Sa titularisation face à Lugano (2-1) lors du match d’ouverture de pré-saison interiste ne veut pas dire grand chose sur son possible futur, mais l’Italien a montré de bonnes choses dans ce nouveau schéma. De quoi en faire un titulaire possible l’année prochaine ? Qui sait, de nombreux obstacles restent à surmonter, à commencer par la concurrence.

Quatre pour un poste

Le poste de latéral ou d’ailier est désormais réuni en un seul dans ce 3-5-2 même si Conte à l’habitude de moduler son système en cours de jeu en 4-3-3. Pour prétendre au poste, ils sont quatre pour le moment : D’Ambrosio, Politano, Lazaro et donc Candreva. Le premier est un indéboulonnable depuis des lustres. Conte l’a placé également en tant que possible défenseur droit dans la ligne de trois derrière. Le second est beaucoup trop offensif pour offrir une alternative à ce poste. Conte l’utilisera sûrement en deuxième attaquant ou en buteur associé à Martinez (et Lukaku ?) plutôt que sur la droite, à moins d’adapter le repli des milieux pour couvrir les montées du feu follet ex-Sassuolo.

Pour le troisième, Lazaro, c’est l’inconnue. Conte l’a voulu fortement. Milieu droit de formation il possède toutes les armes pour s’imposer. Ne reste qu’à voir si sa période d’adaptation ne va pas prendre trop longtemps. A l’Inter, sur le poste de latéral, on a désormais plutôt recours à la prudence. Enfin, Candreva, l’homme de main. Alors pourra-t-il détrôner tout ce beau monde ? C’est loin d’être une évidence, mais l’ancien de la Lazio aura sûrement plus d’un tour dans son sac pour une ultime fois, se montrer à son avantage. La roue tourne, le temps passe et Candreva entame déjà sa troisième saison avec l’Inter. Il serait temps d’y laisser un beau souvenir, ou de partir sous les railleries. Ce serait injuste d’en arriver là.

 

Cesco

Rédacteur en Chef



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