Pirlo, une nouvelle étoile sur la bannière

Par Nicolas Portais publié le 09 Juil 2015

Pirlo

Un numéro (le 21), un style (cheveux longs, barbe), une certaine idée de la classe : Pirlo c’est tout ça à la fois, voire même plus pour certains. L’aventure avec la Juventus a pris fin, sur des larmes certes (celle de la finale berlinoise), mais le sentiment d’avoir été au bout de ses possibilités dans cette équipe turinoise, avec qui il a notamment empoché quatre scudetti plus une coupe d’Italie en l’espace d’un été indien (après une décennie rossonera) qui aura duré quatre ans. Cette dernière année n’aura cependant pas été à la hauteur des précédentes : toujours capable de coups de génie, la montée en puissance de Marchisio au poste de milieu axial commençait à lui faire sérieusement de l’ombre. Certes il n’a pu égaler le record du nombre de coups franc inscrits en Serie A (toujours détenu par Sinisa Mihajlovic et ses 28 missiles), mais il a néanmoins l’élégance de se retirer (en accord avec son club qui l’a libéré de sa dernière année de contrat) avant de disputer peut-être la saison de trop sous le maillot de la Juventus.

New York City Baby

Autre signe extérieur d’élégance, en choisissant de rejoindre les États-Unis, Maître Pirlo nous épargne un embarrassant transfert vers une destination sans le moindre intérêt footballistique pour nous européens (au hasard le Qatar). La MLS ne sera jamais le Calcio, mais constitue une opportunité de carrière pas complètement dépourvue d’intérêt. Avec une affluence de spectateurs qui a triplé ces dix dernières années, ce championnat encore jeune (19 années d’existence) voit son niveau s’élever progressivement du fait de l’arrivée régulière de joueurs européens, fatigués pour certains mais néanmoins talentueux. L’idole italienne ne sera pas ainsi la seule star de sa nouvelle (et jeune) formation du New York City FC, puisqu’elle y retrouvera David Villa ou encore Frank Lampard. Un New York City FC, derrière qui se cachent les propriétaires de Manchester City, qui se veut ambitieux outre Atlantique : recrutement de stars donc, mais aussi projet de stade flambant neuf pour 2018 (les rencontres à domicile se jouent actuellement dans le stade des New York Yankees, excusez du peu). On espère? à terme? d’importantes retombées médiatiques lors des matchs face au Los Angeles Galaxy ou au voisin du New Jersey, les New York Red Bulls. Affaire à suivre…

Et la Nazionale dans tout ça ?

À suivre également, sa situation vis à vis de la sélection, lui qui en a été jusque là (et ce depuis un bail) le guide technique. Après une vraie fausse-retraite en 2014, on est en droit de se demander quelles sont désormais les volontés et les perspectives de Pirlo. L’exode hors du giron européen signifie en général la fin des prétentions à la carrière d’international, chose qui n’a pourtant pas été établie à l’heure actuelle. À un an de l’Euro, peut-on encore espérer le voir encore revêtir la tunique azzurra ? Mystère… Pour les plus optimistes, on peut toujours entretenir l’espoir d’un prêt (à l’instar d’un Beckham ou d’un Thierry Henry) en janvier 2016 dans un club européen histoire de se chauffer avant un baroud d’honneur estival en France. Sinon, pour les insomniaques, les rencontres de MLS commencent à 1h et 5h heure française.

Nicolas Portais

Rédacteur Juventus



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