Pioli et la gestion du banc

Par Teo Contu publié le 08 Nov 2020

Brahim Diaz, Dalot ou Tonali… Ce ne sont que quelques nouveaux noms de l’effectif Milanais, mais ils sont déjà en train de se faire une place dans le groupe. En pleine bourre en championnat, la nécessité de trouver un bien gérer le groupe pour faire souffler le onze est déjà nécessaire. Tentative de décryptage autour de cet équilibre en construction.

Ceux que l’on ne peut retirer du onze

Derrière la réussite tactique du 4-2-3-1 de Pioli se cache une ossature difficile à remplacer. Une colonne vertébrale qui commence dès la charnière centrale. Simon Kjaer est devenu le véritable leader de la défense milanaise. Le roc Danois apporte une vraie solidité défensive, de par son sens de l’anticipation et ses interventions cliniques. Inutile d’apporter un jugement définitif sur son compatriote, Alessio Romagnoli. Malgré deux penalties provoqués naïvement face à l’Udinese puis face à Lille, et un niveau globalement en baisse depuis son retour blessure, l’ancien de la Roma sait qu’il doit rapidement se remettre au niveau.

Juste devant cette charnière, il y a Ismael Bennacer. Deuxième joueur à récupérer le plus de ballons en championnat (39, juste derrière Franck Kessié), l’Algérien a cruellement manqué face à Lille, lui qui n’est rentré qu’à la soixantième. Un deuxième élément difficile à retirer du onze. Derrière la pointe de l’attaque, se trouve un joueur avec le numéro 10 sur le dos. S’il n’a pas été aussi performant au mois d’octobre qu’au mois de septembre, Hakan Calhanoglu reste le seul numéro 10 de métier du onze Milanais. Et lorsqu’il est absent, cela se ressent directement. Vision du jeu, positionnement, l’international Turc en fin de contrat en juin prochain a un véritable rôle clé à dans ce onze.

Devant, difficile de se passer de Zlatan. Élu joueur du mois d’octobre, il aura planté 7 buts en 4 matchs ce mois-ci. Au-delà de ces simples statistiques, le buteur de 39 ans apporte énormément devant. Travail dos au but, dangereux sur les coups de pied arrêtés, point d’appui dans le jeu aérien, difficile pour Pioli de se passer de lui. Il le ménage pourtant, (90 min de joués sur les deux derniers matchs d’Europa League) car une blessure ne serait pas la bienvenue.

Ceux qui ont un coup à jouer

Diego Dalot est arrivé en prêt cet été. L’ancien Mancunien aura un rôle à jouer cette saison. Il est la première option pour deux rôles. Premièrement, pour mettre au repos Hernandez ou pour faire souffler Calabria, lui qui peut jouer des deux côtés. Premier exemple face au Sparta Prague fin octobre, où il a joué latéral gauche. Un but, une passe décisive et de belles promesses d’entente avec Leao. Plus discret sur le couloir droit face à Lille, il a été à l’image de son équipe : en grande difficulté. Affaire à suivre donc.

Au milieu de terrain, Tonali continue à prendre du temps de jeu. À Brescia, il partait souvent plus bas que les milieux de terrains relayeurs pour apporter son soutien défensif. Désormais placé dans un double pivot, il découvre un autre rôle au Milan AC. Des sorties de balles moins timides, une verticalité dans le jeu et une rapidité dans les sorties de balles sont des pistes pour que le jeune joueur prenne de l’importance dans ce onze. Rade Krunic peut aussi devenir un élément intéressant dans la rotation. Lorsqu’il rentre en numéro 10, il apporte toujours un soutien offensif, mais avec un meilleur repli défensif que Hakan. Plus en difficulté lorsqu’il joue sur un couloir, comme face à Lille.

Enfin devant, Brahim Diaz apporte un vrai vent de fraîcheur. Déjà 3 buts et une vraie polyvalence devant, il a beaucoup aidé en l’absence de Rebic. Un concurrent au poste de titulaire, à la place de Leao ou de Saelemaekers. À la différence de Castillejo, qui lui peine beaucoup sur ce début de saison. Il lui reste pourtant du crédit (11 matchs disputés cette saison). À lui de saisir sa chance.

Teo Contu

Étudiant en L3 Info-Com. Passionné de foot depuis le berceau et supporter du Milan AC



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