Pioli au Milan AC : le mariage parfait ou choix par défaut?

Par Florian Sapetti publié le 11 Oct 2019

Le Milan AC a décidé cette semaine de limoger son entraineur Marco Giampaolo, malgré une victoire chanceuse sur le terrain du Genoa (2-1 ce week-end). Les dirigeants ont décidé de se séparer de l’ancien coach de la Sampdoria 3 mois et demis après son arrivée. C’est le départ le plus rapide pour un entraineur du Milan qui débutait sa saison. Son remplaçant n’est autre que Stefano Pioli, l’ancien entraineur de la Lazio, Inter et Fiorentina.

Marco Giampaolo, un règne express

Giampaolo était arrivé du côté du Milan, avec l’objectif de redonner une identité au club milanais. Malgré une saison intéressante 2018-2019 sous les ordres de Gennaro Gattuso (le club était arrivé à la 5è place derrière l’Inter), les dirigeants voulaient opter un changement. L’arrivée de Giampaolo qui venait de la Sampdoria devait apporter une révolution dans le jeu, et surtout d’un point de vue tactique. Le mercato avait été fait dans ce sens avec les arrivées de Theo Hernandez, Bennacer, Krunic, Rafael Leao, Rebic notamment.

Durant tout l’été Giampaolo entraine son équipe pour le début du championnat (exclu de toute compétition européennes) pour façonner l’équipe à sa façon : le 4-3-1-2. Lors de la première journée de championnat, son modèle s’écroule. Les milanais font une prestation catastrophique et le coach décide de changer de système de jeu. Le bilan de Giampaolo est chaotique, sans précédent. Après 7 journées de Serie A, le Milan pointe au 13è rang avec 3 victoires (Verona, Brescia et Genoa) et surtout 4 défaites (dont une humiliation dans le derby face à l’Inter). Au delà des résultats, on reproche à Giampaolo l’involution de son équipe d’un point de vue tactique : les joueurs semblent perdus et l’équipe a perdu toute certitude.

La défense n’a jamais été aussi fragile et le Milan enregistre une des pires attaques de Serie A : 3 buts marqués seulement sur action, et possèdent un des plus petits ratios pour action créée ! Au delà de ça, Giampaolo a laissé très peu de places aux nouvelles recrues qui ont montré des choses intéressantes : Rafael Leao a eu très peu de temps de jeu comme Bennacer alors que leurs prestations étaient plutôt positives sur ce qu’on a vu. Cet énième échec dans le choix de l’entraineur a suscité la contestation des tifosi sur les réseaux sociaux au point de créer le hashtag #PioliOut, un signe de contestation assez déplacé, envers des dirigeants en très grande difficulté.

Stefano Pioli, le bon choix ?

Le Milan avait une préférence pour Luciano Spalletti, l’ancien coach de l’Inter qui n’a pas pu se libérer pour des raisons économiques. Le choix s’est donc porté sur Stefano Pioli. Son point positif est qu’il a une bonne connaissance du championnat et a l’habitude des clubs importants (Lazio, Inter et Fiorentina). Son meilleur résultat est une 3è place avec la Lazio. Lorsqu’il est arrivé en cours de saison, Pioli a toujours atteint les objectifs fixés sauf à l’Inter où l’équipe s’est écroulée en fin de saison et le coach avait fini par être limogé. Avec les Rossoneri, il s’est lié pour une durée de 2 ans pour un salaire de 1,5 millions d’euros.

A Milan, l’objectif sera de redonner une identité tactique et surtout de l’équilibre. Son mode de jeu sera le 4-3-3 ou le 4-3-2-1 en revalorisant Piatek.
Il faudra certainement travailler sur la mentalité des joueurs et leur redonner confiance sont les paroles de Pioli durant sa conférence de presse. Malgré un début de saison catastrophique, les Rossoneri sont à 4 points de la zone Champions League mais l’objectif sera d’enchainer les bons résultats comme il avait su le faire à l’époque où il avait repris l’Inter. Le Milan repart de zéro, avec un nouvel entraineur, un nouveau projet, en espérant que cette fois sera la bonne.

Florian Sapetti



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