Pavoletti, maintenant ou jamais

Par Rémi Falvo publié le 26 Mar 2019

La trève de mi-saison est derrière lui, et Leonardo Pavoletti peut se vanter d’avoir déjà inscrit dix buts en championnat dans son club, qui lui convient à merveille : Cagliari. Dans le même temps, Roberto Mancini s’arrache les cheveux avec sa Nazionale qu’il essaye de reconstruire, et en particulier avec ce poste d’avant-centre. En effet, le technicien ne peut compter sur aucune valeur sûre à la pointe de l’attaque. Des Belotti et Immobile maladroits, un Insigne pas à son poste, un Balotelli inquiétant, un Kean prometteur mais encore jeune, il n’en faudrait pas beaucoup à Pavoletti pour se faire un nom au milieu de tout ça.

La renaissance à Cagliari

Pavoletti a commencé à percer pour de bon chez d’autres rossoblù que ceux chez qui il évolue actuellement, c’était en 2017 au Genoa. Pavoloso a donc retrouvé son meilleur niveau, depuis qu’il a quitté Naples, ville synonyme d’échec pour lui. Mais dès lors qu’il rejoint la Sardaigne, il redevient le buteur qu’on connaissait. Comme si un club avec de plus faibles ambitions lui convenait mieux. Ou tout simplement, un club où il a du temp de jeu. Ce qu’il n’a pas actuellement avec la Nazionale. Soit. « Y être, c’est déjà un rêve » dit le principal intéressé. Mais un sentiment d’insatisfaction doit l’habiter. Comment en serait-il autrement, quand depuis le banc de touche, il a regardé la rentrée de Fabio Quagliarella, du haut de ses 36 ans face à la Finlande samedi dernier. Que ce dernier se fait acclamer par le public d’Udine, et manque même de marquer. Ca aurait très bien pu être lui. D’autant plus qu’à trente ans, le temps presse pour le buteur sarde. En quelques mots, c’est maintenant ou jamais.

Enfin sortir de l’ombre

Si Mancini a fait appel à lui, c’est qu’il y a une raison. Pavoletti ne compte à ce jour pas une minute disputée sous les couleurs azzurre de la Nazionale. Pour le match d’aujourd’hui, ce à quoi tout le monde aspire, la Gazzetta dello Sport en première ligne, c’est « soigner le goal-average. » Dans le meilleur des cas, Pavoletti joue, et marque. On pourra toujours dire que ce n’était que le Liechtenstein, mais si il joue et ne marque pas, il y a de grande chance pour qu’on ne le revoie pas tout de suite en équipe nationale. Vraisemblablement, Mancini le fera jouer. A l’attaquant de répondre présent, de se mettre en lumière, lui à qui l’ombre va si bien. Lui, qui est encore considéré comme un simple bon attaquant, évoluant dans un club moyen de Serie A. Mais ce soir il a beaucoup à gagner. Car ce profil à la Dzeko, Milik, la Nazionale ne l’a plu depuis Pellè. Et pour les ailiers, avoir un avant-centre en confiance, qui possède l’atout du jeu aérien, c’est un plus notable. C’était justement pour ça qu’il avait été recruté au Napoli, avant que Sarri ne décide de sacrifier l’avant-centre classique dans son schéma tactique, au profit d’un neuf et demi incarné par le poison belge Dries Mertens. Le fait est qu’aujourd’hui, Leonardo Pavoletti ne connait que le championnat Italien. Pas de coupes d’Europe, et pas encore de présence en Nazionale donc. La fatalité nous pousserait à nous dire qu’à dix-neuf ans, au même poste, Moise Kean a déjà eu des expériences en Champions League. Mais à une belle histoire, Pavoletti veut y croire. Déjà, il y est, mais le plus dur sera d’y rester.

Rémi Falvo

Rédacteur



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