Parma, viser plus haut

Par Tristan Pubert publié le 28 Août 2019

Le grand Parma a connu des mésaventures ces dernières années. Rétrogradé administrativement en Série D il y a maintenant quatre ans après une faillite financière, le club s’est peu à peu reconstruit si bien qu’il a retrouvé l’élite la saison passée. Un retour concluant pour les Gialloblù avec un maintien assuré, l’objectif principal du club. Dans le contenu, le promu a séduit en proposant un football offensif sans complexes et ce peu importe l’adversaire. Là où certaines équipes de l’élite proposent un jeu souvent ennuyant et sans ambitions, les hommes de D’Aversa, eux, ont toujours montré une grosse détermination.

Au final, Parma termine à la 14ème place mais avec seulement trois petites longueurs sur le premier relégable Empoli. Un maintien qui a mis du temps à se dessiner notamment à cause du principal problème de cette formation parmesane : l’irrégularité. Un défaut récurrent que Gervinho et ses partenaires n’ont pas su gommer. Capable de réaliser un mois de novembre remarquable avec deux victoires en trois matchs leur permettant de squatter la 6ème place puis ensuite de connaitre des périodes sombres comme sur la fin de saison où le promu va enchaîner une série de trois défaites puis de cinq matchs nuls soit plus de deux mois sans gagner un match. Un manque de régularité que Roberto D’Aversa et ses hommes doivent impérativement parachever. Pour sa deuxième saison consécutive dans l’élite et avec l’expérience de la saison passée, le club d’Emilie Romagne a tout pour espérer plus qu’un simple maintien.

Armés pour la guerre

Loin d’avoir l’effectif le plus clinquant de Série A (17ème effectif de Serie A en matière de valeur marchande selon Transfermarkt), Parma peut cependant se réjouir d’avoir dans son groupe des joueurs expérimentés connaissant bien la Serie A comme Kucka, Inglese, Gervinho. Les deux derniers cités ont été recrutés l’été dernier (pour Inglese l’option d’achat a été levée cet été), un recrutement malin devenu rentable sportivement. Gervinho inscrira un total de 11 buts et Inglese 9 buts. D’Aversa a fait du milieu slovaque, un pion indispensable de son onze de départ. Le tacticien italien peut aussi compter sur son portier Luigi Sepe auteur d’une remarquable saison, sur la sérénité de Bruno Alves dans l’axe de la défense ou encore Barillà au milieu de terrain.

Pour ce mercato, les dirigeants de Parma sont restés cohérents avec le projet et les ambitions du club. Cornelius joueur très talentueux mais barré par la concurrence de Zapata à Bergame rejoint Parma sous forme de prêt. Laurini arrive pour concurrencer Iacoponi sur le flanc droit de la défense, ce dernier ayant montré beaucoup de lacunes la saison dernière. Néanmoins, les dirigeants Gialloblù ont beaucoup plus misé sur la jeunesse sur ce mercato comme en témoignent les arrivées d’Adorante (19 ans) et du français Karamoh (21 ans) tous les deux en provenance de l’Inter respectivement pour cinq millions d’euros et sous forme de prêt. Parma peut aussi se réjouir de retrouver Grassi, blessé durant près de six mois la saison passée. Cerise sur le gâteau, Roberto D’Aversa a été prolongé par la direction jusqu’en 2022. Un projet qui se met en place petit à petit.

Europe, fiction ou réalité?

L’objectif d’un club est toujours de faire mieux que la saison passée. Avec un effectif encore plus armé et les leçons tirées de la saison dernière, Parma se doit d’être ambitieux. L’Europe doit rester un objectif sur le long terme. Si pour cet exercice 2019-2020 l’objectif européen reste encore un peu trop gros, les parmesans peuvent dans un premier temps viser la première partie de tableau ce qui reste un objectif accessible et qui marquerait une réelle progression. Pour cela, le maintien devra être acquis plus rapidement que la saison dernière leur permettant d’enlever une certaine pression.

Le premier match face à la Vieille Dame (0-1) a laissé quelques notes d’espoir dans la capacité de résilience de l’équipe. Douze ans après leur dernière présence en Europe, les parmesans espèrent revivre ce rêve. Un rêve loin d’être iimpossible finalement quand on pense au chemin parcouru par le club depuis quatre ans. Mais la route est encore longue.

Tristan Pubert

Rédacteur



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