Parma, le droit d’y croire

Par Valentin Feuillette publié le 14 Fév 2020

Actuellement classée 9ème à seulement deux points de la sixième place détenue par Hellas, l’équipe de Parma commence à croire à un rêve européen pour la saison prochaine. Il reste encore beaucoup de matchs et le travail sera rude mais il n’est pas impossible que cet objectif se réalise pour les Gialloblù, du moins tous les ingrédients sont aujourd’hui présents dans la marmite de D’Aversa pour y parvenir. Zoom sur la forme de Parma.

Une précieuse et indispensable efficacité

Ce n’est pas forcément beau, ce n’est pas forcément impressionnant mais le jeu produit par Parma de D’Aversa jouit d’une efficacité monstre : probablement l’élément le plus important dans un marathon pour un ticket européen. A titre comparatif, ce Parma ressemble au Torino de Mazzarri la saison passée à savoir une équipe efficace qui ne fait pas de bruit mais qui retombe souvent sur ses pattes. En somme, l’essentiel pour grimper et rester en haut du classement tout au long de l’année. Rare sont les larges victoires des hommes de D’Aversa, tout comme les défaites qui se terminent jamais (ou presque) avec un écart conséquent. Cette saison, Parma n’a empoché qu’une seule victoire avec plus de deux buts d’écart : cette efficacité (différence de +1) leur permet de faire douter leurs adversaires à chaque rencontre même lors des défaites comme le week-end dernier où l’une des meilleures attaques du championnat la Lazio a souffert pour venir à bout de Parma (1-0), constat similaire pour la Juventus précédemment (2-1 et 1-0). Une vraie solidité défensive dans le 4-3-3 de D’Aversa permise par la charnière expérimentée Iacoponi-Alves.

Une régularité naissante à consolider

Petit à petit, Parma devient régulier mais il faudra bien plus pour glaner une place européenne. Avant la trêve de Noël, l’équipe avait pris onze points sur les six derniers matchs. Malheureusement, depuis la reprise, ils peinent à enchaîner plus deux victoires de suite : deux victoires, un nul, trois défaites. Néanmoins, le point important à souligner est que dans ces trois défaites face à des cadors (Lazio, Juventus, Atalanta), ils parviennent à se montrer constants dans leur production générale notamment tactique où le plan de D’Aversa est souvent respecté (hormis contre l’Atalanta où ils ont chuté 5-0). De bonne augure pour la fin de la saison. La mission sera désormais de traduire cette constance présente dans le jeu en constance dans les résultats.

Un équilibre dans le collectif signé D’Aversa

L’effectif de Parma n’est probablement pas le plus alléchant du Calcio mais sa construction est vraiment solide notamment l’équilibre expérience-jeunesse dans un collectif bien huilé signé par le coach Roberto D’Aversa. La base défensive est composée de vétérans comme Bruno Alves (capitaine au passé de Champions League) ainsi que Matteo Darmian et Simone Iacoponi qui cumulent de nombreux matchs en Serie A et Serie B. Le bloc du milieu a développé tout au long de la saison une entente indispensable et surtout une complémentarité avec des joueurs techniques comme Hernani ou Kulusevski mais aussi des joueurs plus agressifs comme Juraj Kucka et maintenant l’arrivée en prêt de Jasmin Kurtić. En attaque, Andreas Cornelius réalise une solide saison avec huit réalisations en seize matchs qui est l’un des principaux responsables de cette efficacité devant le but. Alors très certainement, Parma ne bénéficie pas de l’effectif le plus profond du championnat mais à l’heure actuelle, le stratégie de D’Aversa semble fonctionner grâce à ce collectif bien rôdé avec un mélange de jeunes joueurs et de joueurs très expérimentés. Le plus dur reste à venir : il faut confirmer pour être récompensé !

Valentin Feuillette



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