Panucci et l’Albanie : échec italien dans les Balkans

Par Bruno Ianigro publié le 07 Avr 2019

Si la trêve internationale a été fructueuse pour la Squadra Azzurra, un autre représentant italien n’a pas connu le même succès. Démis de ses fonctions de sélectionneur de l’Albanie, Christian Panucci est désormais libre.

Arrivée en Albanie par hasard ?

Suite à la démission de Gianni De Biasi de son poste de sélectionneur de l’Albanie, la Fédération a fait le choix surprenant de l’ex-international Italien. L’ex-Romain a probablement profité de la côte que dispose les entraineurs transalpins pour venir s’immiscer à la tête de la sélection. Jusqu’ici son curriculum vitae n’est pas des plus alléchants. Après une fin de carrière de joueur à Parme, il s’essaie au poste de directeur sportif dans le club de Palerme de Zamparini. L’aventure est stoppée seulement un mois après sa nomination, suite à des mésententes avec son président. Capello, alors sélectionneur de la Russie, l’intègre dans son staff. Au côté de Don Fabio, il va peaufiner sa formation pour ensuite prendre son envol en 2015 et devenir l’entraineur de Livourne. Après une brève expérience à la Ternana, il est nommé sélectionneur de l’Albanie. Nul doute que ce ne sont pas ses aventures italiennes qui lui ont valu l’intérêt de la Fédération Albanaise, mais plutôt son expérience avec la sélection Russe. Prendre le relais de De Biasi n’est pas aisé, car celui-ci a mené l’équipe durant 5 années et connu l’Euro 2016 en France suite à une campagne de qualification de haute facture.

Une aventure mitigé

Durant un an et demi, il dirige la sélection des Balkans et ne vas pas connaitre le succès escompté. Pas qualifié pour la coupe du monde en Russie (dans le groupe de qualification de l’Espagne et l’Italie), il va découvrir la nouvelle Ligue des Nations. Battu par l’Ecosse et l’Israel lors des trois premiers matchs, l’Albanie rejoindra le dernier échelon de la compétition. Premier revers pour Panucci malgré des adversaires abordables. Le sursaut d’orgueil des Albanais lors de la dernière rencontre permet de prolonger l’aventure du coach. Par la suite, les résultats sont décevants et sa gestion des joueurs est remise en question. En retard au rassemblement de l’équipe, Strakosha, le portier de la Lazio, est congédié par Panucci qui se passe de l’une de ses pièces maitresses. C’en est assez pour la Fédération qui décide de se séparer de son sélectionneur. Pour lui succéder, la sélection Albanaise se penche sur un autre entraineur transalpin, en la personne d’Edy Reja présent en tribune durant la rencontre contre la Turquie. Visiblement l’Albanie en pince pour l’Italie.

Quelle suite pour sa carrière ?

Pour Christian Panucci, qui vient de perdre la même semaine, son poste et le record du buteur le plus âgé en Nazionale, il va s’agir maintenant de rechercher un nouveau challenge. Son profil a beaucoup intéressé son ex-club, l’AS Rome. Le club de la capital recherche un entraineur connaissant la maison pour venir terminer la saison en cas de départ de Di Francesco. Le transalpin peut regretter le timing entre le remerciement d’Eusebio Di Francesco début mars et son propre licenciement le 23 mars. Entre temps, c’est le vétéran Claudio Ranieri qui a posé ses valises à Rome. Ce n’est que partie remise, car son nom est désormais cité pour diriger l’équipe U23 de l’AS Rome qui sera inscrite la saison prochaine en Lega Pro. Il y serait accompagné de Cassetti, son adjoint en Albanie. Son expérience serait une aide primordiale pour les jeunes joueurs en vue de ce championnat difficile. Cette collaboration serait une aubaine pour Panucci qui aura donc l’opportunité de prouver en interne ses capacités pour postuler à une promotion dans l’équipe phare du club.

 

Bruno Ianigro



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