Palacio, le déclin du Jedi

Par Cesco publié le 10 Fév 2017

Palacio

Mauro Icardi suspendu 2 matchs après son geste d’humeur à la fin de Juventus-Inter dimanche dernier, son remplaçant attitré est un autre argentin, celui de l’ombre, Rodrigo Palacio. Arrivé du Genoa en 2012 pour 12 millions d’euros, la Trenza (la tresse), n’aura connu que les années difficiles de l’Inter. Arrivé au mauvais endroit au mauvais moment, il ne semble pas capable de suivre le renouveau de l’Inter impulsé par Pioli et le Suning, arrivé trop tard sans doute pour lui.

Une efficacité en berne

Si ses deux premières saisons sous les couleurs de l’Inter sont de très bonne facture avec respectivement 12/5 et 17/7 buts/assists lors des saisons 12/13 et 13/14, Palacio n’arrivera pas à confirmer sa bonne forme par la suite. En cause ? Une blessure à la cheville jamais vraiment soignée, une finale de Coupe du Monde perdue qui lui trotte éternellement dans la tête et un physique qui le lâche progressivement au fur et à mesure des années qui défilent sous ses pieds. L’éclosion d’Icardi n’arrangera rien et le schéma choisi par les différents entraineurs succédant à Walter Mazzarri, avec une seule pointe, feront de lui au mieux, un second choix. Cantonné à jouer les remplaçants et les matchs de coupe nationale ou d’Europa League cette saison, Palacio a eu une dernière chance lors de la saison 2015/2016 avec Mancini, mais ça ne veut plus. Il faut même attendre le 24 janvier pour le voir marquer un but face à Carpi 1-1). Une saison désastreuse qu’il clôturera avec 2 réalisations, son pire total en Serie A. Le passage en 4-3-3, que ce soit sous De Boer ou Pioli, n’est pas adapté à son profil, et, à la façon de Jovetic, c’est avec peine qu’une vraie place lui est trouvée sur le terrain.

Et maintenant ?

Palacio a les idées claires. Son rôle sur le banc de l’Inter cette saison ne semble pas lui déplaire plus que ça. Quand il rentre, il apporte une fraicheur et écarte le jeu de par la qualité de ses appels, un aspect de son jeu que le temps n’a jamais altéré. Buteur en Europa ou en Coppa contre Bologna, les deux compétitions où il pouvait avoir du temps de jeu conséquent ne sont plus. Les absences de Perisic et d’Icardi devraient nous permettre de le revoir titulaire à la pointe de l’attaque nerazzurra, à moins que Pioli ne lui préfère Eder et Gabriel Barbosa. Quoi qu’il en soit, l’adieu semble de plus en plus proche pour celui qui aura maintenu à bout de bras un club à la dérive ces dernières années. Un départ en Argentine ou en Angleterre ne serait pas à exclure, mais quoi qu’il en soit, pour l’Inter et même sans titre, Obi-Wan-Palacio restera pour tous les tifosi un vrai Jedi, qui n’a jamais abandonné le navire quand le club était à la dérive, que ce soit en attaque ou bien … dans les cages !

Cesco

Rédacteur en Chef



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