Où en sont les promus de 2021 : Venezia, la tête encore hors de l’eau (2/3)

Par Ben Soffietti publié le 23 Jan 2022
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Chaque année, ce sont les nouveaux visages des différents championnats : les promus. Dans notre Calcio, ces équipes qui accèdent à la Serie A font souvent figure de punching-ball pour les écuries rodées à l’élite. Si parfois, elles se rebellent et viennent jouer les troubles fêtes, comme l’Hellas en 2020 qui obtient une belle neuvième place ou Cagliari, onzième en 2017, la plupart du temps, les promus luttent pour ne pas revenir en deuxième division. Alors que nous en sommes à la moitié du championnat, Calciomio dresse un bilan des premiers mois des promus dans cette saison 2021-2022. Deuxième épisode avec Venezia, de retour en Serie A après 19 ans d’attente.

La gondole tangue mais ne coule pas

Après deux défaites logiques, en déplacement, en ouverture de la saison contre le Napoli (2-0) et l’Udinese (3-0), les Lagunari ont lancé leur saison dans une rencontre contre Empoli. Les recrues Okereke et Henry se mettent en évidence (1-2) et Venezia engrange ses premiers points. Malheureusement, les joueurs de Paolo Zanetti n’ont jusqu’à aujourd’hui, jamais réussi à réaliser une série de plus de deux victoires consécutives et alternent le bon et le mois bon. En témoigne des résultats en dents de scie mais surtout surprenants : Venezia est capable de faire tomber la Fiorentina et l’AS Roma, mais aussi de s’incliner devant des concurrents directs contre le Spezia Calcio et surtout la Salernitana, la lanterne rouge et pire attaque du championnat.

Après 22 journées, dont un match en retard, le bilan comptable est assez alarmant pour Venezia avec seulement 18 points dans la besace. La seule satisfaction que la società peut tirer de ce nombre, c’est qu’il est supérieur à celui de trois autres équipes de Serie A, ce qui lui permet de rester hors de la zone rouge. Après le nul contre Empoli le weekend passé, Venezia sent de plus en plus dans son cou, le souffle de Cagliari qui a pris six points en 2022. La gondole continue de flotter mais le courant est de plus en plus dangereux puisque la dernière victoire remonte à fin novembre, soit une série de huit matchs sans succès.

Confiance en Zanetti

Après une première saison couronnée d’une promotion inattendue, Paolo Zanetti obtient des résultats mitigés en Serie A (quatre victoires, onze défaites) mais pour le moment, son équipe n’est pas relégable. Ainsi, la direction américaine arrivée en 2020, lui maintient sa confiance. Il faut dire que son effectif a profondément changé à l’intersaison et de nombreux joueurs arrivés dans la Lagune découvrent la Serie A. C’est par exemple le cas de Gianluca Busio (19 ans), qui découvre l’Italie et le très haut niveau. Sa précocité n’est pas un problème et Zanetti l’aligne quasiment à chaque rencontre (17 titularisations). Et l’Américain n’est qu’un exemple parmi tant d’autres : Tanner Tessmann arrive aussi de MLS, Mattia Aramu, auteur de cinq buts, vit sa première saison dans l’élite, idem pour Thomas Henry qui débarque de Belgique ou pour Domen Crnigoj qui vient de Suisse. Seuls les expérimenté Molinaro et Romero ont un véritable CV en Serie A. De ce fait, difficile de demander plus à cette équipe et à son entraîneur qui découvrent le plus haut niveau.

Recrutement ambitieux pour maintien final ?

Les dirigeants ont œuvré cet hiver pour donner des munitions supplémentaires à Zanetti. La première est Michäel Cuisance. Peu utilisé au Bayern, le milieu de 22 ans cherchait un nouveau challenge et s’est engagé définitivement avec le promu du Nord-est de l’Italie. Aussitôt arrivé, aussitôt aligné, contre le Milan AC, Empoli et l’Inter hier. Cuisance a déjà évolué en Bundesliga, en Ligue 1 et même en Champions League : un renfort de choix. L’autre recrue est un joli coup médiatique mais aussi sportif puisque pour sa première avec les Arancioneroverdi, Nani a délivré une passe décisive au bout de quelques secondes. Une offrande pour Okereke qui a permis aux siens d’accrocher Empoli et de rester hors de la zone rouge. Ces deux joueurs vont apporter de la qualité technique dans le dernier geste à Venezia, qui est la deuxième plus mauvaise attaque du championnat. Avec pour ambition de vivre une deuxième année consécutive en Serie A, ce qui n’est plus arrivé depuis 1999.

À retrouver dans ce dossier :

Épisode 1 – Empoli, le maintien par le jeu
Épisode 2 – Venezia, la tête encore hors de l’eau
Épisode 3 – Salernitana, le mauvais élève

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Ben Soffietti

Rédacteur



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