Où en sont les promus de 2021 : Empoli, le maintien par le jeu (1/3)

Par Ben Soffietti publié le 19 Jan 2022
Crédits

Chaque année, ce sont les nouveaux visages des différents championnats : les promus. Dans notre Calcio, ces équipes qui accèdent à la Serie A font souvent figure de punching-ball pour les écuries rodées à l’élite. Si parfois, elles se rebellent et viennent jouer les troubles fêtes, comme l’Hellas en 2020 qui obtient une belle neuvième place ou Cagliari, onzième en 2017, la plupart du temps, les promus luttent pour ne pas revenir en deuxième division. Alors que nous en sommes à la moitié du championnat, Calciomio dresse un bilan des premiers mois des promus dans cette saison 2021-2022. Premier épisode avec Empoli, promu le mieux classé à l’issue des 22 premiers matchs.

Un bilan comptable prometteur

La dernière fois que l’Empoli FC était monté en Serie A, il était retourné en Serie B après une seule saison. Après avoir marché sur la deuxième division l’an dernier, les Toscans ont donc envie de profiter pleinement de l’élite. Aurelio Andreazzoli, arrivé suite au départ de Dionisi, connaît bien le club pour avoir dirigé l’équipe première entre 2017 et 2019 : il a rapidement trouvé la recette pour qu’Empoli poursuive sa dynamique positive.

Surpris à domicile par Venezia (1-2) lors de la première journée, les Azzurri ont réussi ensuite à engranger des points contre la Fiorentina, dans le derby de Toscane, sur le terrain de la Juventus et plus importants dans l’objectif maintien, contre des concurrents directs comme la Salernitana et Cagliari. Toutefois, depuis la victoire surprise sur le terrain du Napoli (0-1) le 12 décembre, Empoli n’a plus gagné, soit cinq rencontres (trois nuls & deux défaites). Au total, avec 28 points en 22 rencontres, le bilan demeure cependant favorable, avec treize points d’avance sur Cagliari, le premier relégable, et, en tenant en échec Venezia (1-1) dimanche, ils ont laissé les Lagunari, premier non-relégable, à onze points. Un matelas confortable.

Stabilité et jeu

Andreazzoli a conservé sur son tableau noir le plan de jeu qui a réussi aux Azzurri l’an passé. C’était déjà le même que le doyen des entraîneurs de Serie A cette saison, 68 ans, développait lors du dernier passage du club en Serie A. Caputo, Bennacer ou Di Lorenzo ne sont plus là, mais le 4-3-1-2 lui, perdure.

Malgré son statut de promu, Empoli n’hésite pas à développer un jeu plaisant, basé sur la construction, en partant du gardien et en s’appuyant sur les montées des latéraux, Stojanović et Marchizza. Avec une moyenne de 25,47 minutes par match, Empoli se classe en neuvième position au classement de la possession. À titre indicatif, Sassuolo, qui domine ce sujet, a une moyenne de 29 minutes et 34 secondes. Ainsi Andreazzoli demande à ses joueurs de conserver au maximum le ballon, se détachant des idées parfois pragmatiques que nous pouvons trouver en Italie, où le résultat prime sur la manière. Toutefois, cette volonté de jouer expose la défense toscane, la deuxième du championnat… en partant de la fin (43 buts encaissés).

De nouveaux hommes de base

En effet, en défense centrale, Andreazzoli peine à trouver la bonne formule, en alternant successivement ses quatre centraux, dont le plus utilisé est Luperto (quatorze matchs). Si l’arrière-garde est fébrile, le dernier rempart brille par sa fiabilité. Barré à Cagliari, Vicario se révèle être au niveau et multiplie les bonnes performances. Il occupe la première place du classement des arrêts avec 88 interventions décisives.

Empoli compense sa fragilité défensive par une animation offensive efficace, avec la deuxième meilleure attaque de la deuxième partie de tableau (35 buts). Dans ce domaine, une autre recrue répond aux attentes, Liam Henderson. L’infatigable milieu écossais n’a pas raté un match et s’affirme comme un joueur complet : 32 occasions créées, 34 tirs et sept interceptions. Bajrami, positionné en meneur de jeu, est la pièce essentielle de cette animation. Il est parfois relayé ou complété par Zurkowski, buteur contre Venezia. Enfin, les deux gâchettes de Serie B, La Mantia et Mancuso (31 buts en 2020-2021), sont peu utilisés cette année – le second devrait même rejoindre Monza sous peu -, au profit des trois recrues Cutrone, Di Francesco (cinq buts) et surtout Pinamonti (sept).

En résumé, avec une cellule de recrutement intelligente, un bilan comptable positif et une volonté de développer du jeu, Empoli a toutes les raisons de croire en son maintien.

À retrouver dans ce dossier :

Épisode 1 – Empoli, le maintien par le jeu
Épisode 2 – Venezia, une lutte de chaque instant
Épisode 3 – Salernitana, le mauvais élève

Recevez chaque jour les actus du foot italien dans votre boîte mail.

Inscrivez-vous pour recevoir notre newsletter quotidienne (gratuite)

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Ben Soffietti

Rédacteur



Derniers articles