Napoli, c’est fini ?

Par Rémi Falvo publié le 14 Jan 2020

Que les choses soient claires, la situation actuelle du Napoli est préoccupante. Une victoire sur les 11 derniers matchs, une onzième place indigne, le Napoli va mal. Inutile de remuer plus que ça le couteau dans une plaie qui est à vif depuis le début de saison. Mais avec tout ça, faut-il être fou pour voir les choses de manière un peu moins négative?

Pourquoi ne pas rêver?

Après la pluie le beau temps. C’est ce que se répètent, en dialecte napolitain les supporters azzurri depuis un petit bout de temps. Après la trève, le regain de forme. C’est ça qu’ils espèrent. Mais c’est assez mal parti. Cette défaite face à l’Inter a fait très mal. D’autant plus qu’il est très difficile de reprocher quoi que ce soit aux hommes de Gattuso concernant leur match de lundi dernier. Ils se sont battus du début à la fin, même menés par deux buts d’écart, ils n’ont jamais rendu les armes. Insigne s’est demené comme un beau diable, finissant le match dans un bain de sueur, et avec une tonne de regrets. Rebelotte face à la Lazio : un gag. Les Napolitains ont clairement offert la victoire aux Romains. Ospina remplaçait Meret, et a suivi ses traces en se trouant lamentablement sur le seul et unique but des Laziale. 1-0 score final. Et pourtant, cette fois aussi on ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir essayé, mais rien à faire. C’est la période qui veut cela. Rien ne va comme prévu. Comme d’un fait exprès, c’est à ce moment-là que tombent la plupart des gros matchs : l’Inter ce lundi, la Lazio samedi, la Fiorentina et la Juventus pour clôturer ce mois de janvier bien rempli. N’est-ce pas l’occasion révée de repartir du bon pied? Il faut rappeler que le Napoli est l’équipe en Italie qui tire le plus aux buts, preuve qu’ils n’ont pas perdu leur football, juste la confiance.

Une dose d’adrénaline, préscrite par le docteur Gattuso

Pour ce qui est de redonner confiance à ses joueurs, le docteur Gattuso sait y faire. C’est la personne qu’il faut. Un meneur d’hommes, un show-man, un communicateur de grinta indétronable. Ce n’est que de ça dont les Napolitains ont besoin en ce moment. Cette touche de réussite, de confiance, qui agrandirait de 20 centimètres les buts de leurs adversaires, et transformerait cette quantité incroyable de poteaux pris, en buts. La machine serait alors relancée. Le Napoli en est capable. Car se relever une fois à terre, c’est une question de caractère. Caractère qu’ils ont, du moins depuis l’arrivée d’Ancelotti aux manettes. Prenons par exemple un des premiers matchs d’Ancelotti sur le banc bleu ciel : la réception du Milan AC en août 2018. Le Napoli mené 2-0, qui arrache la victoire par 3 buts à 2. Ou encore, au cours de cette même saison, la victoire 1-0 face à Liverpool. Et celle plus récemment face aux même Reds par un 2-0 sec, net et sans bavure.

Tout ça pour dire, ce Napoli n’a pas encore rendu les armes. Bien qu’ils aient revêti leur plus belle (ou pas) tenue militaire face à la Lazio, nous n’avons pas encore vu à l’oeuvre les soldats de Gattuso en cette année 2020. Et les prochaines semaines, ce ne sont pas les occasions qui vont manquer…

Rémi Falvo

Rédacteur



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