Milenkovic, le joyau de la Fiorentina convoité de toutes parts

Par Kévin Gasser publié le 01 Nov 2018

Arrivé en juillet 2017 en Toscane, Nikola Milenkovic, qui a célébré ses 21 ans le 12 octobre dernier, a connu une progression rapide à la Fiorentina. Et c’est un euphémisme. En effet, en seulement dix mois, le défenseur serbe est passé du statut de remplaçant à potentiel à celui de titulaire indéboulonnable. Une évolution qui ne laisse pas indifférents les plus grands clubs européens, prêts à s’arracher Milenkovic.

Une ascension fulgurante

Pour l’ex-joueur du Partizan Belgrade, l’aventure gigliata a réellement commencé le 22 décembre 2017 lors du déplacement en Sardaigne pour y affronter Cagliari. Profitant de l’absence de German Pezzella, le Serbe bénéficiait de sa première titularisation après avoir rongé son frein sur le banc pendant dix-sept rencontres d’affilée. Il a réalisé ce jour-là une prestation solide et a été félicité par Stefano Pioli. « Il a démontré toutes ses qualités, mais je n’avais aucun doute« , analysait sereinement son entraîneur après le match. D’abord utilisé dans l’axe de la défense, il sera titularisé la première fois par Pioli au poste d’arrière droit le 9 février face à la Juventus, un rôle inédit pour lui puisqu’il n’a jamais occupé cette position sur le terrain dans sa jeune carrière. Une décision forte de Stefano Pioli qui cherchait à renforcer sa défense après la méforme de Vincent Laurini et les errements défensifs de Bruno Gaspar. Il finira la saison en jouant quasiment toutes les rencontres, que ce soit au poste d’arrière droit, ayant convaincu le coach, ou au poste de défenseur central pour pallier à la disparition brutale du capitaine Davide Astori. Le jeune défenseur a su répondre présent dans cette seconde partie de saison difficile et atypique pour la Fiorentina, grâce à une maturité tactique et technique incroyable et à sa polyvalence. Des qualités qui lui ont valu de faire partie du voyage en Russie et disputer, à 20 ans, tous les matches de sa sélection.

Une étoile filante ?

Après cette propulsion sur le devant de la scène avec en point d’orgue la participation à la Coupe du Monde en Russie, tous les projecteurs sont désormais braqués sur ce défenseur qui peut évoluer aussi bien dans l’axe qu’en tant que latéral droit malgré un physique inhabituel pour un joueur de couloir (1,95 m et 90 kg). Milenkovic dégage une puissance rare dans les duels, capable de ceinturer les meilleurs ailiers du championnat grâce à une bonne pointe de vitesse et une bonne réactivité en dépit de sa taille. Il a également montré cette saison qu’il était capable de marquer de la tête sur coup de pied arrêté (face à la SPAL, victoire 3-0 de la Fiorentina) mais aussi dans le jeu avec ce qui restera sûrement comme l’un des plus beaux buts de cet exercice, face au Chievo lors de la 1re journée de Serie A, avec une superbe frappe de l’extérieur de la surface. Un profil qui n’est pas sans rappeler celui de son compatriote Branislav Ivanovic, désormais au Zénith.
La Fiorentina ne sera t-elle alors que le tremplin vers l’échelon supérieur pour Nikola Milenkovic ? C’est malheureusement ce que redoute tous les tifosi de la Fiorentina qui sentent que les deux joueurs les plus prometteurs du championnat, Chiesa et Milenkovic, pourraient bientôt arriver au bout de leur aventure toscane. Et pour cause, le Serbe est observé par Manchester United, et plus particulièrement José Mourinho en personne puisque le tacticien portugais a assisté à la rencontre internationale entre la Serbie et le Monténégro le 11 octobre dernier. Par ailleurs, l’Atlético Madrid et la Juventus suivent le défenseur ; deux équipes qui se trompent rarement dans le secteur défensif. Selon tuttomercatoweb, le dernier club à entrer dans la danse est le Bayern Munich et la Viola ne semble pas fermée aux négociations puisqu’elle réclamerait au moins 50M€ pour son prodige serbe. Que les tifosi se rassurent, une place européenne à l’issue de la saison rebattrait les cartes et permettrait peut-être de conserver une saison supplémentaire ce joueur qui, à l’image de sa maturité sur le terrain, ne compte pas brûler les étapes.

Kévin Gasser

Rédacteur



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