Les meilleurs joueurs du Milan AC : 19ème

Par Giuliano Depasquale publié le 15 Mar 2017
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Des Ballons d’or, ce n’est pas ce qui manque dans l’histoire du Milan AC, comme n’importe quel autre trophée d’ailleurs. Pourtant, un lauréat se démarque, à sa manière, des autres : George Weah. L’attaquant natif de Monrovia, au Liberia, débarque en été 1995 chez les Rossoneri pour 11 milliards de Lires (5,6M d’euros), après trois saisons au PSG où il a émerveillé les Parisiens avec toute sa classe et ses phases de jeu individuelles. Dans le groupe de Capello, Big George doit quelque peu modifier ses automatismes et apprendre à jouer en équipe, alors qu’il avait plutôt l’habitude de garder le ballon et de créer les occasions de son groupe par lui-même, lorsqu’il évoluait au Parc des Princes. Si certains devaient douter de sa capacité à s’habituer au football italien, Weah clarifie tout de suite les choses lors de la première journée, à Padova, où il inscrit son premier but après seulement six minutes. Pas de temps à perdre, la machine est directement lancée. Que ce soit avec Baggio et Lentini, ou simplement aux côtés de Simone, le Libérien se montre à l’aise et contribue fortement au succès de son club en championnat. À la mi-saison, le Ballon d’or lui est logiquement attribué et Weah devient, en même temps, le premier joueur non-Européen, mais surtout l’unique Africain encore à ce jour à remporter la distinction personnelle suprême du football. Jusqu’à son départ pour Chelsea en janvier 2000, soit après avoir passé presque cinq saisons au Milan AC, Weah s’est toujours montré très professionnel, donnant tout ce qu’il pouvait auprès de chaque entraîneur, de Capello à Zaccheroni, en passant par Tabarez et Sacchi.

Un amour de buteur

Weah se distingue, à sa manière, des autres grands joueurs du Milan AC pour deux raisons : sa manière de jouer innovante pour l’époque et sa sympathie légendaire. Le Libérien avait tout : physique, vitesse, technique, jeu de tête et intelligence. Même s’il n’a jamais inscrit plus d’une quinzaine de buts sur une saison, ses réalisations étaient souvent peu banales. Son but le plus célèbre sous la tunique rossonera reste celui inscrit contre l’Hellas, le fameux « coast to coast », où il traverse tout le terrain, dribble une poignée de joueurs et laisse le gardien inefficace sur un tir croisé. Mais Giorgione, comme l’avaient appelé les tifosi, était également un exemple de fair-play sur les terrains et de sympathie en dehors. Son « ciao a tutti, belli e brutti » (salut à tous, beaux et moches) qu’il sortait à chaque interview est d’ailleurs culte, tout comme son t-shirt « 100 partite, grazie amici » (100 matchs, merci les amis) révélé après son but contre l’Udinese, en 1999, pour célébrer ses 100 matchs avec le Milan AC. Un seul épisode pourrait légèrement entacher l’image du joyeux bonhomme qu’il a laissé dans la capitale lombarde : son coup de boule à Jorge Costa en Champions League lors de la partie retour face à Porto, en 1996. King George avait malheureusement fini par perdre son sang-froid après avoir subi une flopée d’insultes racistes de la part du Portugais, qui avait déjà commencé au match aller. Quoi qu’il en soit, le Libérien a surtout laissé un souvenir exceptionnel chez les Rossoneri, mais aussi dans le monde du football. Et pour toutes ces raisons, George Weah est « notre » 19e plus grand joueur du Milan AC depuis 1990.

Palmarès et stats au Milan AC

Matches joués  : 114

Buts : 46

Scudetti : 2 (1996 & 1999)

Ballon d’or : 1 (1995)

 




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