Medel est-il si indispensable à l’Inter ?

Par Cesco publié le 19 Déc 2016

medel

Positionné au centre dans le milieu de terrain interdite Gary Medel est l’homme à tout faire d’un dispositif toujours en rodage. Relayeur, récupérateur et parfois même défenseur, ses multiples facettes sont autant d’atouts qui le hissent au statut d’indispensable dans le onze de départ. Ni Mancini, ni De Boer n’ont semblé remettre en question son statut. Pour Pioli le chemin semble le même.

Une absence préjudiciable ?

Depuis son absence de la feuille de match, les maux de l’Inter sont souvent reliés à lui. Quand il n’est pas là, l’Inter souffre, du moins c’est ce qui ressort des discussions et des déclarations des observateurs. A la fin du match face au Napoli, le constat est implacable : 10 buts encaissés en 4 matchs sans l’ancien de Séville sur le terrain. C’est trop pour espérer faire partie des équipes du haut de tableau. Manque d’impact, une transition défensive en difficulté, pas de leader, les mots ne manquent pas pour qualifier l’Inter en l’absence de son milieu. Cependant, force est de constater que Medel n’est pour autant, pas le sauveur que tout le monde attend en terre nerazzurra. Pour preuve, ses statistiques depuis le début. Si à titre individuel les prestations sont correctes et régulières, collectivement, ça donne : 12 matchs joués pour 4 victoires de l’Inter et 16 buts encaissés. Pas si solide que ça.

Son rôle et sa place en question

Si les qualités de Medel ne sont pas remises en cause, c’est plus le statut qui lui est donné et son rôle sur le terrain au sein d’un effectif pléthorique qui pose question. Souvent en retrait lors des phases de possession, Gary semble revêtir le rôle que Kovacic a laissé vacant. Celui d’un relayeur, capable d’organiser le jeu et d’accélérer les mouvements vers l’avant. Si Medel le revêt avec ses forces comme il l’a toujours fait, il le fait également avec des carences folles : un manque de vitesse balle au pied, une vista pas toujours au point et une lecture du jeu qui reste vague. Le constat est simple, Medel n’est pas Verratti, Kovacic ou encore Banega. Cependant, l’Inter ne peut se passer de lui car à l’heure actuelle il est apparemment le seul à apporter du poids en défense. Miranda souffre du poids des matchs, Murillo peine à retrouver son niveau même si les deux derniers matchs semblent indiquer une hausse de forme, les latéraux sont toujours aussi énigmatiques et le milieu est composé de joueurs créatifs mais qui ne savent pas défendre correctement.

Et Melo dans tout ça ?

L’absence de Medel enlève donc un équilibre fragile à une équipe qui en a besoin. Ni Kondogbia, ni Banega ne peuvent endosser le rôle de Medel, surtout avec Joao Marie et Borozivc à leurs côtés (des joueurs à vocation plus offensive). Si Pioli semblait dépourvu de solution, il a sorti du placard celui que tout le monde avait banni, Felipe Melo et a repositionné pendant le Derby milanais, Medel en défense avant sa blessure. Souvent décrié, le Brésilien revêt le rôle du leader du milieu de terrain de caractère qui manquait à l’Inter. Capable d’abattre un gros travail défensif (souvent à la limite), il semble être l’élément dont l’Inter ne peut se passer quand elle aligne 5 joueurs offensifs. Face au Genoa et à Sassuolo, le milieu de 33 ans est réapparu et a stabilisé son équipe lors des phases sans ballon. Et c’est ce qu’on lui demande. Hasard ou pas, l’Inter a sorti 2 clean sheets, ce qui n’était pas arrivé depuis avril. A vous de juger.

Cesco

Rédacteur en Chef



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