Mattia Perin, un nouveau défi

Par Louis Megel publié le 17 Nov 2018

Lorsque Roberto Mancini est nommé sélectionneur de la Squadra Azzurra, il semble vouloir installer une concurrence avant de choisir son gardien numéro 1. C’est la raison pour laquelle Sirigu, Donnarumma, et Perin se partagent les 3 premières rencontres de l’ère Mancini. Mais depuis cette période le portier du Milan AC semble avoir les faveurs du technicien italien. Pourtant en difficulté au vu de ses prestations il bénéficie de l’âge de Sirigu mais surtout de la situation de son concurrent principal : Mattia Perin. Si au début du nouveau départ de la Nazionale ce dernier jouait au Genoa, entre temps Perin a signé à la Juventus et se retrouve en position délicate. Contraignant donc Mancini à le sortir du groupe italien. (Le sélectionneur a déclaré une fatigue musculaire pour le gardien officiellement).

La situation

Le cas Mattia Perin est simple et sûrement connu de tous. D’ailleurs la vidéo qu’a publié la Juventus sur ses réseaux sociaux lors de l’anniversaire de son gardien remplaçant est assez révélatrice. On ne voit des images de Perin uniquement en conférence de presse ou à l’entrainement. En effet, il n’a disputé qu’un seul match cette saison contre Bologna à domicile. Arrivé cet été en provenance de Gènes, le portier italien déclarait ne pas avoir peur de la concurrence. La concurrence n’est autre que le polonais Wojciech Szczesny. Celui qui a su faire l’intérim de Gigi Buffon une grande partie de la saison dernière et qui, de ce fait, bénéficie d’un très gros crédit vis-à-vis de ses coéquipiers mais surtout aux yeux de son coach Max Allegri. Face à Bologna, Perin avait vécu match très tranquille dans une victoire 2-0 sans que son équipe ne concède de véritables occasions.  Voilà pourquoi à quelques heures du match Italie-Portugal à San Siro, en Nations League, Mattia Perin est à Turin devant sa TV. Pourtant ses qualités intrinsèques de gardien semblent bien supérieures à celles de Donnarumma, Cragno ou Sirigu.

Que doit-il faire ?

Max Allegri avait affirmé en conférence de presse qu’un turn over allait être effectué et que le gardien italien aurait sa chance dans les semaines à venir. Peut-être directement après la trêve ? Histoire de remettre son homme en confiance après la désillusion, assez prévisible, de ne pas figurer dans la liste ? En tout cas si ce n’est pas dès le week-end prochain face à la SPAL cela ne tardera plus. Mais à ce moment là, il faudra être fort dans les buts mais surtout dans la tête car cette chance de rebattre les cartes dans la hiérarchie des gardiens turinois, Perin ne l’aura sûrement pas des paires de fois. A-t-il vraiment une chance de renverser la situation ? Clairement, oui. Car même si Szczesny s’est montré très bon, voire décisif sur certains matchs comme face au Milan ou à Valence. Le polonais aurait aussi pu (du) faire mieux sur certaines actions. On pense là au but encaissé à Parma ou aux deux buts contre Manchester. Le numéro 1 est coupable d’un placement hasardeux sur le coup franc de Mata ainsi que d’une sortie peu autoritaire sur le CSC de Sandro. Si la marge d’erreur sera très maigre pour Perin, il y a quelque chose à faire. Il serait bon que cette non-convocation serve de déclic au natif de Latina. Afin qu’il se remette en question pour mettre les bouchés double à l’entrainement et enfin convaincre Allegri. Mais est-ce que l’homme âgé de 26 ans aura la force mentale pour le faire ? Lui qui a déjà su se relever de deux énormes blessures voit en face de lui une nouvelle épreuve de taille. S’il venait à la franchir avec succès, nul doute que le successeur de Gigi Buffon est encore à la Juve. Sinon tout n’est pas encore perdu pour rebondir ailleurs et s’imposer en numéro 1 dans un club de haut niveau. Mais vite, le temps presse à déjà 26 ans…

Louis Megel



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