Maksimovic voit enfin la lumière

Par Rémi Falvo publié le 17 Mar 2019

La sentence est tombée : Raùl Albiol sera absent des terrains pendant quatre mois, suite à une opération lourde du genou. Opération aussi lourde que les conséquences qu’elles provoquent: le Napoli se voit privé d’un des deux éléments clés de sa charnière centrale. L’occasion pour Nikola Maksimovic de tirer son épingle du jeu.

Du banc au terrain, ça a mis trois ans

Ca fait déjà depuis août 2016 que Maksimovic est présent dans l’effectif napolitain. Et on ne peut pas dire que c’est le premier joueur auquel on pense quand on évoque le Napoli de ces trois dernières année. Et pour cause, pour sa première saison, il ne dispute que huit matchs de championnat. Pour sa seconde, il joue une demi saison sous les couleurs napolitaines, mais n’est titulaire qu’une seule fois. Il part donc au Spartak Moscou, où il joue tous les matchs de la deuxième partie de saison, sauf un, car il était blessé à l’aine. Seulement en Russie, on ne joue pas en hiver, du coup il comptabilise à peine onze matchs en 2018. Comme tous les joueurs de football contraints de faire corps avec le banc de touche, Maksimovic a les crocs. Ancelotti le fait jouer une fois de temps en temps, histoire de se dégourdir les jambes, mais les choses sérieuses, les vraies c’est maintenant. Aux côtés de Kalidou Koulibaly. Maksimovic dispute neuf des onze derniers matchs de championnat, et n’était pas présent lors de la contre-performance du match nul face à Sassuolo. La saison est donc partie pur s’achever avec Maksi et Kouli en charnière centrale.

Prêt pour l’examen de fin d’année

Les premières impressions sont plutôt bonnes. Le Serbe semble rassurant. Son physique solide s’exprime, il gagne quasiment tous ses duels aériens. Le petit plus, c’est la relance. Exercice dans lequel il semble même au-dessus d’Albiol. Et chose nouvelle, lors de ses dernières prestations on a pu le voir tenter des montées balles au pied, pleines d’aisance et d’autorité, qui ne sont pas sans nous rappeler celles fréquentes de son compère Sénégalais. Ces bonnes prestations ont quelques chiffres sur lesquels s’appuyer: sur les huit derniers matchs disputés par Maksimovic, le Napoli ne prend que deux buts, et c’était lors du même match: la défaite 2-1 face à la Juve. Pas mal. D’autant qu’il n’était pas de la partie lors du match un peu honteux de ses coéquipiers, se soldant par une défaite trois buts à un, à Salzbourg. A ces solides statistiques, on peut rajouter au crédit du stoppeur sa polyvalence. Ancelotti a pu compter sur ses talents de latéral, quand Hysaj, Mario Rui ou Ghoulam ne répondaient pas présent, pour une raison ou pour une autre. Mais c’est au poste de défenseur central qu’il est le plus épanoui sans le moindre doute. Rôle à grandes responsabilités, chose à laquelle il n’avait jamais vraiment été confronté jusqu’aujourd’hui. Les issues de cette situation sont les suivantes: ou Albiol, à trente-quatre ans, revient de blessure en début de saison suivante, et regagne la confiance totale de son club pour incarner le rôle de stoppeur d’une équipe de Champions League. Ou alors, le Napoli n’y croit pas, et De Laurentiis sort le portefeuille cet été pour se payer un nouveau défenseur central. Mais l’issue vers laquelle on se dirige, c’est celle où c’est Maksimovic qui incarne ce rôle. Alors cette fin de saison, bien que ça soit complètement mort pour le Scudetto, aura une valeur certaine dans le choix de la direction de le conserver ou pas comme titulaire. Et l’Europa League semble être le véritable examen de fin d’année pour le Serbe.

 

 

 

 

 

Rémi Falvo

Rédacteur



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