L’Italie peut-elle gagner l’Euro U21 ?

Par Gilbert Simonutti publié le 15 Juin 2019

L’Euro U21, qui se dispute en Italie et à Saint-Marin, débute demain par un alléchant Italie-Espagne. De quoi tester tout de suite le niveau des Azzurrini bien décidés à remporter un titre qui manque au football italien depuis 2004.

La pression de jouer à domicile

12 équipes se donneront bataille à partir de demain et pendant deux semaines pour s’adjuger le titre européen Espoir mais aussi obtenir l’un des quatre précieux sésames pour les JO de Tokyo. Un tournoi relevé, difficile, qui se déroulera en Italie et à Saint-Marin sur 6 sites différents (Bologne, Cesena, San Marino, Reggio Emilia, Trieste et Udine où se tiendra la finale) et qui voit en l’Italie de Luigi Di Biagio un prétendant sérieux au titre. Si le fait de jouer à domicile est en apparence un atout, cela peut très vite se transformer en handicap sous l’effet de la pression. Une pression que les joueurs cadres de la Nazionale Espoir connaissent pour être titulaires dans leurs clubs respectifs et pour avoir déjà connu des sélections en équipe d’Italie A.

Avec tous les cadors

Sans surprise, Luigi Di Biagio a mis toutes les chances de son coté en appelant tous les cadors en âge de joueur avec les U21 et sa sélection sera une des plus fortes que l’Italie ait connu depuis le dernier titre en 2004. Dans les cages, en l’absence de Donnarumma, place à Meret qui aura l’occasion de montrer tout son potentiel avec en ligne de mire la finale chez lui à Udine. En défense, la blessure de Calabria (titulaire habituel à droite) pose problème mais le duo Mancini-Bonifazi dans l’axe offre la garantie nécessaire à la bonne tenue de l’édifice. Au milieu, la Nazionale pourrait faire pâlir d’envie de nombreuses sélections A. Avec Zaniolo, Pellegrini, Mandragora et Barella, Di Biagio envoie du lourd. Sans compter que derrière ce petit monde pousse Sandro Tonali. Devant, Chiesa sera le fer de lance de l’équipe avec Cutrone et Kean prêts à faire sauter les verrous adverses. Orsolini sera quant à lui le joker à utiliser en cours de rencontre.

Une concurrence solide

Une Nazionale U21 qui n’aura d’autre choix que de bien jouer et surtout de gagner. Mais peuvent-ils y arriver alors que ce titre manque depuis 2004 ? Sur le papier, au vue de l’effectif et de la force du milieu de terrain c’est un grand oui. Mais, la profondeur de banc en défense et en attaque conjuguée à l’absence d’un élément clé comme Calabria pourraient poser problème. D’autant plus que la concurrence sera féroce et que le moindre faux-pas sera quasiment fatal au vue du format du tournoi (seuls 4 qualifiés pour la phase finale). L’Italie a dans sa poule l’Espagne, un des autres favoris, la Belgique, talentueuse mais un peu tendre, et la Pologne qui a quelques belles individualités. Rien d’insurmontable sur le papier mais finir 2ème pourrait ne pas suffire. Dans les autres groupes, l’Allemagne tenante du titre sera toujours un adversaire redoutable, mais ce sont surtout la France et l’Angleterre qui disposent d’atouts indéniables pour la victoire finale. Une défense solide pour les Bleus et beaucoup de talents au milieu et devant pour les Three Lions. Un beau tournoi et une belle carte à jouer somme toute pour les Azzurrini devant leur public. A eux de jouer maintenant.

Gilbert Simonutti

Rédacteur



Lire aussi