L’Inter tangue mais ne coule pas

Par François Lerose publié le 04 Fév 2019

Difficile d’entrevoir des motifs de satisfaction côté Inter sur ce début 2019. Les nerazzurri n’ont tout simplement pas gagné un seul match. 0-0 face à Sassuolo, défaite 1-0 contre le Torino, échec face à la Lazio aux tirs au but lors du 1/4 de finale de la Coppa Italia et enfin, défaite face à Bologna 1-0. 270 minutes sans but en Serie A et des lacunes dans le jeu rappelant celles entrevues en décembre 2017, lorsque l’équipe de Luciano Spalletti avait enchainé 10 matchs sans victoire en championnat. Alors véritable crise ? Ou simple passage à vide ?

En interne, le mercato estival et hivernal ont fait mal

Si le mercato estival de l’Inter se révèle plus que correct, les deux postes clés ciblés n’ont pas rendu satisfaction. Vrsaljko a quitté le club pour subir une opération et ne reviendra pas et Nainggolan n’y est clairement pas. Les deux joueurs devaient faire oublier Cancelo et Rafinha, que le club n’a pu conserver pour rentrer dans les clous du Fair Play Financier. Pire, le Belge a fait couler beaucoup d’encre dans un leak audio d’un Whats App qu’il aurait envoyé à un de ses amis dans lequel il déclarerait vouloir revenir à Rome et quitter une Inter « en bordel« . Ambiance. Ce premier problème aura un effet domino puisque viennent ensuite les rumeurs sur le renouvellement d’Icardi. Une situation inconfortable pour l’attaquant et pour le club qui deviennent la cible des critiques des tifosi. D’un côté, il y a ceux qui jugent que Wanda Nara, agent et femme du joueur, demande trop et que ses techniques ne sont pas correctes. De l’autre, ceux qui ne cautionnent pas le fait qu’Icardi soit moins bien payé que Donnarumma ou Higuain quand il était encore au Milan AC. Aujourd’hui, toujours aucun accord n’est signé et le buteur argentin a perdu sa lucidité et sa concentration devant le but, même s’il reste létal sur coup de pied de réparation. Un hasard ? Pas tant que ça.

Enfin, le cas Perisic n’a rien arrangé dans cette période de turbulences. Le joueur voulait partir en Premier League et quelques déclarations maladroites plus tard, le Croate, déjà cible des tifosi pour un rendement insuffisant, devient banni. Ca commence à faire beaucoup pour un club qui malgré un bon effectif doit combler les extras, qui aujourd’hui pèsent à nouveau sur l’équipe.

Ne pas céder à la panique

L’Inter impatiente, c’est terminé. Et ce n’est pas le hashtag #SpallettiOut, devenu viral sur les réseaux qui changeront la donne. Les changements d’entraineurs intempestifs n’ont jamais apporté de bon et le Suning ne semble pas s’inscrire dans cette voie. Le projet est dessiné, ses grandes lignes tracées et l’arrivée de Marotta va dans le sens d’un seul objectif : la stabilité : directionnelle, encadrante et sportive. L’Inter doit accrocher la Champions League encore cette année et peu importe cette pression mentale de « titre obligatoire » sortie dans la presse et jamais confirmée par la direction. Au soir de la 21ème journée, l’Inter est 3ème de Serie A avec 5 points d’avance sur l’AS Roma, 5ème. On est loin du chaos pour les nerazzurri et il n’y a pas d’ultimatum de Marotta à Spalletti, à juste titre. Sur la phase aller, sur les quatre premières journées, l’Inter avait pris 4 points. Aujourd’hui sur 3 journées, la Beneamata possède 1 point. Le match face à Parma pourrait tout changer en cas de victoire. D’autant plus que l’Inter ne changera surement pas d’entraineur avant la fin de la saison.

La ligne adoptée lors du mercato hivernal a permis d’entrevoir également quelle stabilité nouvelle le club a décidé d’adopter. Alors que la facilité aurait été de laisser partir Perisic, Ausilio a très vite déclaré que personne ne bougera. Les problèmes sont en interne et seront résolus en interne. C’est en tout cas ce que laisse penser la communication du club. Il faudra voir désormais si ce souci mental récurrent de l’équipe en hvier sera une nouvelle fois surmonté. Réponse contre Parma pour mettre fin à d’agaçantes turbulences.

François Lerose

Rédacteur en Chef



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