L’Inter et la dernière ligne droite

Par Nadhem Korbi publié le 27 Fév 2020

L’Inter est encore en course au Scudetto. Qui l’aurait cru en début de saison ? L’arrivée d’Antonio Conte a, certes, transformé cette équipe. Toutefois, personne ne s’attendait à voir les Nerazzurri tenir tête à la Juventus à l’entrée du mois de mars (-6 points avec un match en retard et une confrontation contre la Juve ce dimanche). Il ne faut pas aussi oublier les autres compétitions. L’Inter est en demi-finale de la Coppa Italia avec un match retour ouvert à Naples. En Europe, la page de la Champions League étant tournée, le club est encore en lice en Europa League. Mieux encore, il est considéré comme l’un des favoris à la victoire finale. Tout va bien donc….jusqu’à maintenant. Chaque personne qui a vu les matchs de l’Inter sait bien que l’équipe n’était pas loin de l’effondrement plusieurs fois cette saison. Plusieurs blessures, joueurs fatigués, effectif réduit, l’équipe ne jouait pas seulement contre ses adversaires mais aussi contre ses propres problèmes.

Soucis physiques ou malchance ?

L’Inter a réalisé un début de saison canon en championnat. 6 victoires dans les 6 premières journées. Et puis le choc face à la Juventus est arrivé. C’est sûrement une coïncidence mais depuis cette date, l’hémorragie des blessures a commencé. Stefano Sensi et Alexis Sanchez oublient les terrains jusqu’à la fin de l’année. D’Ambrosio rate sept matchs et Barella en manque quatre. Sans oublier Asamoah, Gagliardini et Handanovic qui sont encore absents. Des blessures qui ont coûté cher à l’Inter surtout au mois de décembre. 2 nuls en Serie A mais surtout une défaite fatale face au Barça en C1. Ce soir-là, le milieu nerazzurro était décimé. Seul Brozovic était un habituel titulaire parmi les 5 joueurs de la ligne médiane. Un problème avec la méthode de travail aux entraînements ? Conte est connu pour ses séances intenses. Toutefois, le staff médical ou la direction n’ont détecté aucune défaillance dans ce sens. Les joueurs sont toujours prêts à tout donner. Et la rage avec laquelle le coach a chargé l’équipe le montre. Les blessures arrivent dans toutes les équipes mais chez l’Inter la dose est peu plus grande. La seule solution qu’avait le club pour rectifier le tir était le marché des transferts hivernal. Et malgré une bonne campagne, il y a quelques constatations à dégager.

Les oublis du mercato

Marotta et Ausilio ont fait du bon boulot pour satisfaire les demandes de Conte. Le milieu de terrain a reçu un renfort de poids avec l’arrivée de Christian Eriksen. C’est probablement le plus gros coup du dernier mercato. En parallèle, ils ont réussi à attirer deux ailiers : Young et Moses. Ce qui peut combler les absences d’Asamoah et D’Ambrosio. Tout est bon jusque-là. Néanmoins, d’autres points faibles de l’Inter commencent à apparaître. D’abord, la blessure de Samir Handanovic a révélé un nouveau casse-tête : les Nerazzurri ne possèdent pas un gardien remplaçant capable de répondre présent. Certes, il n’est pas possible d’avoir Neuer ou Courtois sur le banc mais le rôle du 2ème gardien est de dépanner quand c’est nécessaire. Malheureusement, Daniele Padelli n’a pas saisi cette chance. Il a joué 5 matchs et le bilan demeure mitigé : 3 victoires, 2 défaites et 2 clean-sheets contre l’Udinese et Ludogorets. Les performances de l’Italien n’étaient pas satisfaisantes au point que la direction du club voulait engager Emiliano Viviano, en tant que joueur libre, avant de lâcher cette piste.

D’un autre côté, l’Inter semble limitée en attaque aussi. Avec Lautaro, Lukaku, Sanchez et le jeune Esposito, la marge de manœuvre devient très courte surtout que le schéma tactique de Conte nécessite 2 attaquants dans chaque match. Le Belge ne se repose presque jamais tant son profil semble indispensable. L’Argentin a profité de sa suspension pour souffler un peu mais connait un moment de moins bien depuis les rumeurs de transferts le concernant qui s’intensifient. Et heureusement, l’équipe à pu s’en sortir pendant les blessures de ses deux attaquants remplaçants. Un joueur de plus pourrait sûrement aider. Maintenant, l’Inter doit continuer avec les moyens qu’elle possède en espérant être épargnée des mauvaises surprises.

Nadhem Korbi

Rédacteur



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