L’Inter a besoin d’équilibre

Par Cesco publié le 28 Sep 2020

L’explosivité de la première sortie annuelle de l’Inter en Serie A a suscité bon nombre d’émotions dans le clan des observateurs férus de football champagne. Une victoire 4-3 face à une Fiorentina ô combien séduisante à San Siro et un après-match encore compliqué à analyser tant le match fut tout feu tout flamme. Un constat demeure sans équivoque pourtant.

Vidal, Gagliardini, tout s’explique

Lorsque Conte annonce son onze depuis plus d’un an, les tifosi s’agacent. Des latéraux loins d’être séduisants et un milieu de terrain qui manque parfois de technique alors que les Nerazzurri en regorgent dans tout les sens, surtout cette année. La présence de Roberto Gagliardini provoque l’incompréhension, les rires et parfois même l’agacement de supporters qui réclament Eriksen, Brozovic, Barella ensemble. Dans la même tendance, le recrutement de Vidal a renforcé ces sentiments, surtout quand Tonali est laissé du coté du rival milaniste.

A ces demandes, Conte s’est exécuté face à la Viola dans un 3-4-1-2 taillé pour le Danois dans un poste de numéro 10 qu’il affectionne tout particulièrement. Si celui ci n’a pas brillé, la phase de couverture et de repli défensif a alerté. Les trois milieux montent haut en phase de possession et en ce début de saison ou la condition physique n’est pas encore au top, les replis ne se font pas correctement. Conséquence, la défense est livrée à elle même et si De Vrij est suspendu, Bastoni tient la baraque seul, couvrant les lacunes de D’Ambrosio ou Kolarov, peu habitués à évoluer dans ce rôle pour le moment. Deux buts sur trois des joueurs florentins viennent de contres éclairs, que l’équipe de Conte, pourtant réputée pour être la recordwomen de kilomètres parcourus, n’a pas réussi à annihiler.

Tout pour l’offensif, un choix payant sur le long terme ?

Si l’Inter a régalé dimanche soir, il n’en demeure pas moins l’inquiétude de voir la meilleure défense de l’année passée, prendre l’eau de la sorte. Les entrées de Vidal et Nainggolan ont apporté cette fisicità au milieu, qui a permis de stoppé les contres et de bloquer les offensives. Comme quoi l’équilibre n’est pas une option, c’est une obligation. Le tout pour l’offensif peut fonctionner s’il est accompagné d’un zeste de bon sens. Un milieu régisseur, une défense centrale de métier et des latéraux prêts à tous les sacrifices. Si Perisic a bien revêtu ce rôle, la prestation de Young à droite peut poser question.

Quoi qu’il en soit, le choix porté vers l’attaque de Conte a fini par payer avec deux buts dans les dernières minutes et l’entrée d’un Sanchez en position reculée, qui a montré à Eriksen comment trouver quelques profondeurs. Il faudra encore un peu de rodage pour ces nouveaux ajustements mais nul doute qu’Arturo Vidal devrait vite s’imposer dans ce nouveau onze, pour apporter à nouveau stabilité, tandis que De Vrij va venir retrouver son poste au centre de la défense à trois pour éviter les naufrages récurrents. Un nouveau modelage a construire tout en gardant un banc qui a tout d’un onze titulaire, prêt à débloquer n’importe quelle situation. L’équilibre on vous dit.

Cesco

Rédacteur en Chef



Lire aussi