L’exilé Claudio Marchisio

Par Thomas Cbd publié le 25 Nov 2018

En manque de temps de jeu depuis 2 ans, le petit prince de la Juventus annonce en aout dernier la résiliation de son contrat à l’amiable après 12 ans de bons et loyaux services, 389 matchs et 37 buts. Bientôt âgé de 33 ans et dorénavant exilé très loin de l’Italie, au Zénith Saint-Pétersbourg, un retour dans l’entre-jeu de la Nazionale s’avère désormais compliqué.

L’amour bianconero

L’histoire de Claudio Marchisio a commencé comme un conte de fées (ou de princes), né à Turin le 19 janvier 1986, il est formé au club et fait ses premiers pas en série B sous les ordres d’un certain Didier Deschamps lors de la saison 2006-2007, l’année de la remonté. Il passe la saison suivante en prêt à Empoli avant de revenir à la Juve pour y disputer 32 matchs lors de la saison 2008-2009 à l’époque entrainé par un autre Claudio : Ranieri. C’est durant cette année qu’il se révèle et deviendra par la suite un cadre du vestiaire bianconero. Marchisio est un milieu défensif très technique qui se bat sur tous les ballons et est capable de but splendides mais il est trop irrégulier. À l’arrivé d’Antonio Conte, il forme avec Pirlo et Vidal un milieu complet de très haut niveau. Parallèlement à cela il débute en Nazionale en 2009 sous les ordres de Marcelo Lippi qui le prend avec lui pour le mondial 2010. Puis il effectue un Euro 2012 brillant où il dispute tous les matchs de la Nazionale.

En avril 2016 c’est le début des complications, il se fait les croisés et manque l’Euro. Il perd sa place de titulaire la saison suivante, Allegri lui préférant Khedira et Pjanic. L’année dernière il est de nouveau embêté par des problèmes physiques en début de saison et une fois remis il voit Matuidi lui passer devant dans le hiérarchie des milieux. Il ne jouera finalement que 9 petits matchs. Alors que la presse l’envoie en MLS ou à Monaco, la Bandiera clame sur les réseaux sociaux tout l’amour qu’il porte pour son club comme pour tenter de faire durer le rêve le plus longtemps possible. Il effectue toute la préparation avec le club bianconero, mais l’arrivée d’Emre Can, nouveau milieu au profil défensif montre clairement que le club ne conte plus sur lui.

Nouvelle pige au Zénith

Il rebondit donc au Zénith Saint-Pétersbourg où il a déjà inscrit 2 buts et semble avoir trouvé une place de titulaire. En revanche un retour en Nazionale semble être compliqué mais pas pour autant impossible. Mancini l’avait convoqué lors de sa toute première liste en mai dernier pour affronter l’Arabie Saoudite, la France et les Pays-Bas. Malheureusement il a dû déclarer forfait. Depuis il ne l’a pas rappelé, mais doit certainement garder un œil sur le joueur, déjà parce qu’il connaît parfaitement le club (entraineur du Zénith la saison passé) et parce qu’à la différence de son prédécesseur il n’hésite pas à convoquer des joueurs d’autres championnats comme Giovinco (Toronto), Balotelli (Nice), Grifo (Hoffenheim). De plus on savait que le milieu de terrain était le principal chantier du sélectionneur après le milieu à deux catastrophique de Ventura. Bien que Verratti semble enfin s’imposer et que Barella est prometteur, Pellegrini ne convainc pas et Jorginho n’apporte rien d’exceptionnel dans le jeu. Avec ses 55 sélections, Claudio pourrait apporter toute son expérience dans les prochaines qualifications pour l’Euro 2020 et ne serait pas de trop dans cette Nazionale, même en tant que remplaçant. S’il continue sur cette voie, il est tout à fait possible de le revoir avec le maillot azzurro.

Thomas Cbd



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