Les tops et flops de la 8ème journée de Serie A

Par Marc Occhipinti publié le 19 Oct 2021
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Dans une journée sous le signe de la remuntada de l’AC Milan, du sans-faute du Napoli et de la renaissance de la Vieille Dame, voici les tops et les flops de cette 8ème journée de Serie A.

Les tops

L’immense coeur de l’AC Milan : il en fallait du coeur pour revenir de cet enfer à San Siro. Déjà, avant même la rencontre, il y avait comme un climat de doute. La blessure de Mike Maignan et cette longue absence qui se profile. Le coronavirus qui prive des talents de Brahim Diaz et de Théo Hernandez. Seul le retour de Zlatan sur le banc contre-balance le mauvais oeil qui semble s’acharner sur les rossoneri. Le début de la rencontre semble néanmoins confirmer l’impression initiale. 7 courtes minutes suffisent pour que l’Hellas prenne l’avantage.  Puis, le break arrive sur pénalty à la 24ème minute. Alors le doute s’installe. Mais ce Milan a une âme. Et c’est Leao qui sonne la révolte. Sur l’aile gauche, un crochet rageur et un centre remarquable va trouver Giroud pour faire renaître l’espoir. Prélude de cette oeuvre chorale des hommes de Pioli. Là encore c’est un éclair de génie du Portugais, un lumineux petit pont sur talonnade qui lance Castillejo vers le but. Une inspiration qui mène au pénalty de l’égalisation transformée par Franck Kessié qui justifie un peu mieux ses aspirations salariales. Les Vénètes brisés psychologiquement, se font hara kiri 2 minutes après avec un grotesque but contre son camp de Günter.

Massimiliano Allegri : et de 4 à la suite pour la Vieille Dame qui sort du tombeau de la relégation pour pointer désormais à une place de l’Europe. Et le mérite en revient à son timonier qui après des débuts cauchemardesques, semble avoir pris les mesures de son vieux bébé pour lui rendre son esprit d’antan. On croit en effet presque reconnaître la Juventus du « corto muso », celle des saisons où elle régnait en maître sur la Serie A. Dans cette course hippique contre la Roma, les bianconeri s’imposent en effet d’une très courte tête. La patte du Mister se voit dans la rigueur défensive et cette hargne de morts de faim pour défendre l’avantage. Il faut aussi lui reconnaître le courage d’avoir maintenu envers et contre tout sa confiance à Szczesny et Bentancur. Le Polonais réalise 2 miracles pour sauver les 3 points et la clean sheet. Tandis que l’Uruguayen est protagoniste sur le premier but tout en interdisant au milieu de la Roma de briller par son intensité. Il semblerait qu’il y ait désormais un pilote dans l’avion.

Josep Ilicic : quand les démons qui hantent son esprit lui laissent un peu de répit, il faut reconnaître que ce joueur a un je-ne-sais-quoi de fuoriclasse. On pourrait même voir quelques reflets de Savicevic dans l’élégance cristalline qu’il arbore sur le terrain dans ses grands jours. Un doublé qui tue le match presque d’entrée. Dès la 11ème minute, son ouverture illumine le jeu mieux encore qu’un phare breton. Il est d’ailleurs à la réception de l’action qu’il initie pour marquer le premier but. Mais c’est sur le deuxième qu’il nous laisse tous cois. Ce qu’il fait sur l’aile droite est à montrer dans les écoles de foot. Coup de rein pour repiquer au centre. Crochet. Extérieur pour chercher la remise et la frappe du gauche dans la lucarne. Un joyau. Et l’Atalanta peut dérouler.

Les flops

Le fair play : alors que Dimarco git au sol, le premier à en faire fi c’est son propre coéquipier Lautaro Martinez qui, au lieu de mettre le ballon en touche, va tenter une frappe désespérée commodément arrêtée par le portier de la Lazio. A la rigueur l’Argentin avait l’alibi de ne pas savoir. Mais ensuite aucun biancoceleste ne va faire preuve du plus élémentaire des fair play sur le contre qui suit. Reina relance à la main et l’action se poursuit jusqu’à l’avantage de la Lazio à 10 minutes de la fin. Rixe digne d’une guerre de gangs de la banlieue parisienne. Navrant.

Le pénalty de Jordan Veretout : Orsato (ndlr : l’arbitre du match Juventus – Roma) aurait pu raisonnablement laisser l’avantage à la Louve qui avait bien égalisé juste sous la mi-temps au lieu de siffler pénalty. Forcément la pression sur les épaules de Jordan Veretout a monté d’un cran car tout est à refaire du point des 11 mètres. L’international français, avec un tir trop central, manque là l’occasion de revenir dans le match au meilleur des moments.

Le but contre son camp de Günter : se voir égalisés alors qu’on menait de 2 buts à zéro, c’est évidemment un sacré coup sur la tête. Mais même groggy, rien ne peut expliquer le but contre son camp de Günter. Qu’un joueur professionnel puisse ainsi se mélanger les pieds pour tromper son propre gardien alors qu’il faut défendre à tout prix le point du match nul à l’extérieur, reste un défi à l’entendement.

 



Marc Occhipinti



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